Sous la pluie

7 02 2010

Qui sommes-nous pour juger de la vie des gens?
Reste à savoir si on se juge aussi sévèrement!
J’peux pas vous dire que j’comprends comment elle se sent
J’peux juste m’offrir comme béquille pour un instant

Quand elle crie au milieu de la nuit,
Elle n’est pas toute seule, elle crie aussi pour lui
Et cette cicatrice qui sillone son coeur
Elle la fait frémir, quand doucement je l’effleure

Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Souvent c’qu’on essayait d’bâtir
Et le temps qui passe et le temps qui casse
Les illusions qui se laissent mourir
Et qui sommes-nous pour juger?

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Oh! sous la pluie, on a peur du destin
Oh! dans la vie, on comprend jamais rien
Sauf qu’on a froid quand on est sous la pluie.

Qui sommes-nous pour juger de la vie des gens?

Quand elle s’approche et s’appuie doucement,
Je sens les reproches et je sens son tourment…
Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Mais il faut vivre avec ses souvenirs
Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Mais il faut arrêter d’se punir
Et qui sommes-nous pour parler?

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Oh! sous la pluie, on a peur du destin
Oh! dans la vie, on comprend jamais rien
Sauf qu’on a froid quand on est sous la pluie.

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Et même la nuit, y’a l’espoir du matin
Oh! dans la vie on, comprend jamais rien
Sauf qu’on peut pas rester sous la pluie.

(C) Vilain Pingouin





Thunder Storm

7 02 2010

Le ciel orageux recouvre désormais la ville. Moi je marche, les yeux vers cette grisaille qui au dessus de moi se prépare. Dans un verre on me jettera un peu de bonheur jusqu’à ce que la nuit se soit bien imposé et qu’à la rue on doive me jeter. J’aurai encore une fois rempli un cahier, un nouveau, simplement pour quelques mots que j’aurais eu en tête. Quelques mots qui un à un se répéteront, se mélangeront jusqu’à devenir une histoire déjà raconté dans bien d’autre cahier. Des histoires comme le temps, bien grises, bien sombres, lavées par la pluie, les larmes et mes ennuis. Je ne suis jamais vraiment triste, j’ai simplement besoin de cette morosité pour pouvoir jeter des mots sur du papier. Des mots qui n’ont de sens qu’un instant, un seul, celui où je les écris car ce n’est pas ce que je vis. J’aime cette lourdeur de faux tristes dans des mots qui existent que sur le papier car ce n’est rien en vérité. Ces histoires brûlent doucement mon coeur, à petit feu comme le bois encore humide, les flammes me consument doucement, lentement, jusqu’à ce qu’elles m’emportent en fumée et qu’il ne restera que cendre au fond de mon être.

Retrouvé dans un cahier non daté





À bien y penser

15 01 2010

Ce matin je me suis lever, lourd et calme devant le passé. Devant ce qui c’était passé. Devant ce qui demain sera passé. Des mots, tant de mots effacés, un à un sur mon clavier. Tant de maux ressentis, un à un oublié sans oublier qui je suis. Des maux qui m’ont appris, m’ont formés, qui m’ont montrés qui je suis. Prendre conscience de ce que je suis c’est une chose, l’accepté sans baisser la tête, sans me sentir bête en est une autre. Mais je dois l’accepter, je suis une bête, sensible, fragile qui oublie souvent sa tête. À bien y penser, je suis plus bête que je crois de croire que je ne suis pas si bête. Je suis un passionné, rempli d’idée, ces idées passées, que j’ai déjà partagé, je les revisiterai. Il est important d’avancer dans la vie, mais il ne faut pas avoir peur de reculer, changer d’idée, se raviser, simplement si ça reste en ligne avec mes pensées, mes choix, mes actions. La vie m’appartient, la mienne du moins, si je décide de livrer dans un élan émotionnel les mots de mes relation pationnelle, si j’ai envie de dire que je suis triste aujourd’hui, à cette heure et que la suivante le vent change, si je comprends pourquoi c’est simplement bien pour moi. J’ai envie de crier « Je t’aime! » mais l’écho de mes pensées reste silencieux dans le vide qui m’habite. Ce vide je le laisse m’habiter pour mieux le remplir de ce que j’ai envie, de ce que je souhaite de plus cher. Aujourd’hui le temps passe lentement, aujourd’hui le temps je le prends, je le manipule, simplement pour m’y sentir bien. Entre le temps et le vide, il n’y a qu’une chose qui est vrai… c’est qu’ils n’existent pas.





Suspendu à tes lèvres

9 01 2010

Suspendu à tes lèvres, mes sens s’éveillent sans cesse. Suspendu à tes lèvres mes yeux captent tous ces mots que tu dis et qui me sont si doux. Suspendu à tes lèvres, ta voix entre en moi et me berce doucement. Suspendu à tes lèvres, mon cerveau s’éveille devant tant de merveille. Suspendu à tes lèvres, tout ton être m’émoi, et moi je suis fou de toi. Suspendu à tes lèvres la douceur de ton dos, la chaleur de ta peau, m’inspire, m’enchante, m’attire. Suspendu à tes lèvres comme dans le vide, j’aime ce vertige que j’ai de t’aimer, de te désirer. Suspendu à tes lèvres, je m’approche, m’aggripe et embrasse ton être tout entier. Suspendu à tes lèvres, ces sourires que l’on partages, ces regards en silence, que l’on échange, comme une danse, me font réaliser qu’à tes cotés j’ai de la chance de me retrouver. Suspendu à tes lèvres, comme dans un rêve, je ne veux jamais qu’il s’achève.

Un autre brouillon, déjà partagé à la personne concernée!





Deux cent

9 01 2010

Tant de mots, tant de mémos pour simplement dire ce que je ressens. J’exploite à tout vent dans de courts textes mes sentiments. Deux cent textes pour simplement expliqué, jeter sur papier les mots dans ma tête. Des mots maintenant pour toi parce que tu combles ce temps, cet espace et que je t’aime vraiment. Un deux centième texte, dédié à ce que je ressens, dédié à ce que je ressens pour toi. Et le temps qui passe, j’apprécie sans cesse les moments où tu es présente. Et le temps passe et j’apprécie les moments où seules mes pensées t’accompagnent. Une pensée, un rêve, une passion toujours présente quand ton image reste et m’enchante. Ces deux cents mots sont pour toi, parce que tu es de plus beau, pour ce que tu es de plus vrai. Parce que tu m’apportes une vue sur la vie que je connais pas, parce que tu partages avec moi ce que tu as de plus grand. Et le temps, et le temps, tout ce met en mouvement, mais mes yeux restent accrochés à ton sourire, juste avant de dormir. Tous les mots de la terre ne pourraient expliquer comment je peux t’aimer.  Je t’aime!

C’était le 200e texte que j’ai écrit ici, il c’est endormi dans des brouillons une nuit et ne c’est réveiller que ce matin… déclassé mais toujours vivant.





Ta peau

9 01 2010

Quand s’évanoui cette nuit noire me revient cet espoir, de te retrouver au matin, douce, endormie et dans un sommeil certain. Ta peau qui m’interpelle et cette envie de lui répondre dans un langage qui nous est secret. Ton sommeil si paisible et ces rêves que tu parcours coupent mon geste simplement pour te laisser de cette fin de nuit profiter. Le temps passe et je t’observe, ta peau de satin qui m’ensorcèle et mes mains ne tiennent plus en place. Doucement un doigt glisse le long de ton dos dénudé, de ton cou à tes reins, que je redécouvre chaque fois. Ton mouvement démontre le contentement, que tu apprécies ce moment. Je me colle à toi, amant secret et aimant discret. Le temps s’arrête en fin, j’ai réussi un tour de force, est-ce ta faute? La nudité de nos corps dans la lueur du matin m’émerveille sans fin. Ma peau découvre tes courbes, ton corps ta peau encore un peu. J’aimerais tenir ce moment, m’y rester fixer dans le temps. À ton réveil je partage tout, ton corps, ta tête, tant de discussion qui m’apporte ce bien être de partager avec celle que je peux aimer. Le temps je l’arrête comme bon il me semble, je le laisse passé quand nous ne sommes pas ensemble. Cet amour qui a rien ne ressemble, il sera toujours en moi présent où en souvenir, quand je te vois partir je ne peux qui croire.

Texte sorti droit des boules à mites.





Retour aux sources, retour aux souches

9 01 2010

Dans l’ombre de mon appart mon temps s’épuise qu’à mâchouiller mes idées, me questionner, me rassurer. Dans l’analyse de mes conclusions je ne trouve pas le repos éveillé, mais je dors enfin. Je dors sans fin et ce matin, dépouillé de toute crainte à mon sujet, je me suis vêtit du plus confortable des habits pour sortir d’ici, me retrouver là dans le restaurant qui n’a été pour moi qu’habitude, solitude et certitude. Dans l’arome de café, la musique des Beatles je compose à nouveau des textes sensés, sensé être lu, sensé être écrit. Dans la caféine qui monte en moi je me demande plus pourquoi, pourquoi c’est arrivé ainsi, pourquoi j’en suis arrivé là. J’ai pris le choix de grandir pour moi. J’ai pris le choix de devenir meilleur, devenir plus calme dans ce qui avant m’angoissait. Et le temps ne promet rien, tout à une fin, tout à un début, lequel vient avant lequel? Je m’en fou un peu. De penser libre je fais le bilan de ce que j’ai fait avant, avant aujourd’hui, avant ces mots que j’écris. Ma faute est mince sinon que de m’être caché derrière moi-même, elle est mince car j’ai décidé de sortir de cette planque où je me cachais sans fin. Je suis maintenant calme et triste. Triste d’une situation mais heureux d’être meilleur aujourd’hui. Si je n’avais qu’un truc à confesser, qu’un truc à me faire pardonner, ça serait celui d’avoir eu peur. Pour le reste, je reste ce que j’ai toujours été, un être de solitude, des valeurs et des certitudes. Et la vie continue devant tant d’inconnu, devant tant de surprise, devant du bon et du triste à venir. Je ne me cacherai plus derrière ce que je suis, je ne parlerai pas de ce que j’ai pu vivre. Je reste objectif devant la vie, j’apprends, je crois et j’ai compris. Un retour aux sources, de ce que je suis vraiment, sans angoisse à tout moment, un retour aux souches parce que mes racines m’alimentent de tout ce que j’ai besoin et je leur retourne aussi en bien. Mes mots sur mes maux existeront toujours, cette peine de déception et ces peines d’amour. Aujourd’hui je t’aime encore, j’aimerai toujours, je n’ai plus l’intention de me fermer à ce que la vie a à m’offrir. Je ne tiendrai qu’à une chose, ce que je suis de plus beau, de plus grand, authentique et franc. De ces valeurs qui ne résulte en fait, que de mon éducation, de mes expérimentations, l’amoureux d’une femme car j’y crois simplement. De solitude en certitude, je continuerai à comprendre ce que je suis, parce que je suis bien dans ce que je vis. De passion sans précaution je mordrai dans la vie, le jour comme la nuit, sans ennui. Je retrouve doucement la paix, la confiance que je suis quelqu’un de bien. Je rêve de futur, je rêve de toi, je rêve d’aspiration auxquelles je crois. Demain ne m’effraie pas car « Don’t you know it’s gonna be… all right! » -The Beatles.





Plus je me connais plus je t’aime

8 01 2010

De ton regard braisé c’est enflammé la passion que pour toi j’ai. Les journées ont passé me rappelant chaque jour les sentiments que je pouvais de porter. De peur j’ai souvent reculé, simplement parce que je n’avais pas envie d’être blessé et le temps c’est écoulé. Le temps c’est écoulé et doucement je me suis déshabillé, ne laissant place qu’à un moi qui savait aimer, qui savait t’aimer. Et le froid j’ai senti sur ma chair dénudée et quand les frissons ont parcourus mon corps je me suis mis à angoisser. Je me suis mis à être épeurer, un soir vers la fin de l’été, peur de quoi, peur de moi. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas être cet être que tu désirais. Les mots, les paroles, cette crainte que je ne connaissais pas, une crainte bien à moi qui renaissait encore une fois. En toute lucidité j’ai décidé que ca ne pouvait pas continuer. D’un manque de sommeil et d’une envie d’être bien avec moi même j’ai décidé d’affronter ce que pas le passé j’avais évité. Chaque jour je grandis, je comprends ce qui m’habite, je chasse ce qui m’irrite, je réussis à taire ces chimères qui la nuit venait me hanter. J’ai compris que ce que j’avais à offrir valait mieux que le plus grand des empires. Et mon âme c’est calmé, comprenant qu’il n’avait pas a s’inquiété, que ce que je suis  n’a pas à être étouffer par des peurs non fondées. Mon être retrouve ce bien-être du temps où je t’ai rencontré où je croyais profondément que jamais rien n’allais ce passé. Ce moment qu’aujourd’hui je veux conserver. Cet amour que je te porte, n’a plus la lourdeur de cette époque, où je vivais simplement dans la peur de ne pas être à la hauteur. Aujourd’hui je sais, ce qu’en moi je peux porter, aujourd’hui je sais comment je peux t’aimer. Cet amour bien différent de ce que j’ai vécu avant, un amour assuré et posé. Où sont ces échanges de culture, ces sourires en coins qui se voulaient secret. Où es-tu, je pense à toi! Plus je suis moi plus je t’aime toi.





Il neige encore

7 12 2009

Ce matin, un peu de blanc recouvrait ma rue. Un blanc léger comme un peu gêné de voler la place à l’été. Le vent soufflait doucement faisant danser les vagues de blanc entassé et ma tête n’a pu s’empêchée de s’envoler vers des pensées du passé. Quand je me réveillais de mon lit douillet pour simplement allez passer la journée à jouer. Où par des matins toujours trop froid, j’allais seul passé les journaux sous des centaines de flocons, c’était si beau. Ce temps où je ne connaissais rien à l’amour, où la peine était quelque chose qui arrivait quand j’avais mal physiquement ou quand avec un ami on se chicanait bien souvent pour rien. Où les soirées d’hiver, sortant de la douche, j’allais trouver refuge dans les bras de papa ou maman, simplement pour me faire réchauffer, me sentir en sécurité. Aujourd’hui encore, quand les premières neiges tombent, je me rappelle tout ça, je m’émerveille encore devant les gros flocons qui glissent doucement jusqu’à moi, tête vers le ciel mes yeux se remplissent de larmes, je me rends compte que ces flocons qui tombent ont se même charme qu’autrefois, ai-je en fait le même regard quand ma tête vers le ciel se lève. Mes pensées cherchent le réconfort de mes parents, la sécurité, la chaleur et l’odeur qui leur est propre, simplement un instant encore pour être enfant. Le temps passe si vite et on apprécie peu ce temps enfant où il était normal de se faire réconforter par ses parents. Ce temps qui passe qui prend son importance avec le temps, parce qu’on lui donne un sens qui n’en a pas. Encore aujourd’hui, tête vers le ciel, contemplant les flocons qui s’abattent sur moi doucement, les yeux remplient de larme du passé, je me demande pourquoi est disparu cette innocence où rien n’avait d’importance, où de jouer dans la neige était la seule raison pour laquelle je me levais le matin. Ces jours sans attentes, sans peur, sans cette lourdeur de sentir le temps qui passe.





Le pied dans l’hiver

5 12 2009

J’ai sorti le nez de la couverture, il faisait froid, j’étais seul, trop seul pour ces matins où la chaleur est le véritable réconfort. J’ai perdu le sommeil, un jour ou deux, je ne m’en souviens plus, de fatigue je suis affecté et je ne trouve même pas l’énergie de m’endormir. J’ai tourné plusieurs fois sur moi même, dans les draps, simplement pour savoir dans quelle position je trouverais le sommeil. J’ai fermé les yeux, je les ai ouvert, j’ai tenté d’écouté le silence, la musique n’était pas plus réconfortante. J’ai mis le pied dans l’hiver trop vite. D’un vent glacial qui touche mon visage et me fige l’esprit. Je n’étais pas habillé, du moins pas assez. J’avais hâte de marcher dans la neige, de laisser mes pas derrière moi, avant tout le monde, mais je suis sorti avant la neige. Il n’y avait que moi, le froid, les arbres sans feuille et cette odeur dans l’air qui n’appartient qu’à l’hiver. J’ai décidé après un moment de rentrer chez moi, ou il fait plus chaud, ou sous une couverture je lirais ton histoire et d’autre, pour passer le temps, pour laisser mes yeux se chargés de mots, s’alourdir, se fermer, pour enfin m’endormir.