Pourquoi écrire ce qui a déjà été écrit! Et pourtant…

4 11 2009

Et pourtant… (c) Aznavour, Charles

Un beau matin je sais que je m’éveillerai
Différemment de tous les autres jours
Et mon coeur délivré enfin de notre amour
Et pourtant, et pourtant
Sans un remords, sans un regret je partirai
Droit devant moi sans espoir de retour
Loin des yeux loin du coeur j’oublierai pour toujours
Et ton corps et tes bras
Et ta voix
Mon amour

Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant

J’arracherai sans une larme, sans un cri
Les liens secrets qui déchirent ma peau
Me libérant de toi pour trouver le repos
Et pourtant, et pourtant
Je marcherai vers d’autres cieux, d’autres pays
En oubliant ta cruelle froideur
Les mains pleines d’amour j’offrirai au bonheur
Et les jour et les nuits
Et la vie
De mon coeur

Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant

Il faudra bien que je retrouve ma raison
Mon insouciance et mes élans de joie
Que je parte à jamais pour échapper à toi
Et pourtant, et pourtant
Dans d’autres bras quand j’oublirai jusqu’à ton nom
Quand je pourrai repenser l’avenir
Tu deviendras pour moi qu’un lointain souvenir
Quand mon mal et ma peur
Et mes pleurs
Vont finir

Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Pourtant, pourtant, je n’aime que toi…





Valse d’automne

2 11 2009

Passe au dessus de moi des ombres chinoises comme des voiles devant la lune pleine des fantômes qui se ramènent un à un avec les feuille d’automne. Le vent fait tournoyer les feuilles qui une à une se détachent de leur mère pour allez valser avec leur soeurs qui tournoient déjà. Jaune, rouge, orangée, comme une illuminée d’une triste lumière funèbre. Vers le sol solide, seules elles finiront. Et je marcherai parmi elles, souffrant de la même solitude. Brassant des idées sans aucune certitude. Où me mènera ce chemin de feuille et dans combien de temps je me retrouverai sur le seuil. Le seuil d’une destination inconnue, où les rues n’ont pas de sens, où la vie prend le sien. Sur cette toile abstraite mes pas s’affaire à avancer, sans jamais m’arrêter, sans jamais vraiment savoir où ils étaient destinés. Et le temps, le temps d’un regard de l’horizon, à ta recherche mais sans te voir car tu sembles déjà loin, m’attends-tu? Mes yeux se remplissent de larmes qui n’ont comme trajectoire que ce tapis en feuillage, ne leur redonnant pas vie. Et moi j’ai envie d’arrêter, un instant, me suis-tu? D’une même solitude qui est loin d’une habitude, je marche, je ne m’arrête pas, me rattraperas-tu? Et le vent souffle comme le temps qui passe et me repasse en tête des souvenirs d’hier que je conserverai demain simplement pour me rappeler combien j’étais bien. Et un sourire qui pointe dans le ciel, comme le chat Chester dans la nuit, cette lune, mon père, un oeil me réconfortant de l’ennui. Ennui qui surement passera un jour, un jour qui passera comme l’amour. Cet amour qui passe dans notre vie et que jamais on oublie.





Et les histoires d’amour

2 11 2009

Et les histoires d’amour m’arrachent une larme, d’envie, de rêverie. Et seul dans les rayons d’un soleil d’automne, je me questionne. Je ne veux pas changer le passé et ne peux pas prévoir l’avenir mais d’un profond désir, je veux continuer de rêver que l’amour existe ailleurs que dans les livres, ailleurs que dans les films. Mes histoires à moi, les plus belles je les gardes pour moi, j’ose écrire pour ne pas fuir, pour me souvenir des douleurs que j’ai pu ressentir. Aujourd’hui je fais face au présent, j’ai pris le temps, temps de faire fuir de vieux fantômes pour ne laisser place qu’à moi, qu’à celle qui serait là pour partager une vie à deux, pas changer ma vie, mais changer la notre, celle que l’on construirait ensemble. Le temps a fait son oeuvre et aujourd’hui j’affronte ce qu’il reste, ce qu’il reste de toi, ce qui reste de ce que j’ai peut-être tué à petit feu, tuer pour reprendre vie, tuer pour me retrouver ici, debout, devant ce que je suis, devant ce que je suis devenu. Ces histoires passées, ces histoires inconnues, ces histoires qui jamais lieu n’ont eu. Je me retrouve debout, seul, le coeur léger mais triste d’avoir l’impression d’être devenu ce que tu craignais être. Maintenant nu devant le miroir, je me regarde, fier et prêt pour la suite, cette suite avec un moi grandit, un moi moins aigri des anciens amours déchirés.





Un automne sombre

2 11 2009

Un automne sombre, un automne sobre et je sombre. Simplement cette envie d’autre chose, de saveur, de goût, de toi. Un automne sombre, où seul le froid est là, seule sensation qui fait réagir ma peau. Où suis-je devant cet ombre, où suis-je dans cette enveloppe. J’ai envie de voir, j’ai envie de croire. Je me sens lâche, je me sens las, de me cacher derrière moi, derrière ce qui n’existe plus, devant ce qui n’existe pas. Les yeux ouverts, les yeux fermés j’ai l’impression de te chercher. Je veux serrer ton odeur contre moi, qu’ai-je fais? Les mots se bousculent dans ma tête, je n’y ais plus de place, je ne sais même plus par où commencer, la vérité? J’ai voulu stoppé le temps, prendre le temps, le changer, mais je l’ai un peu perdu. Perdu parce que j’ai décidé de continuer, d’arrêter, de continuer, puis d’assumer. Assumer que plus rien ne peut être changé, assumer que le temps m’a passé sous le nez. Mais jamais un instant j’ai regretté, ni hier, ni aujourd’hui, non plus parce que j’écris ici, non plus en regardant la pluie. J’écris de douleur, j’écris avec mon coeur. Et si le temps n’existait pas, si j’existais simplement, franc, intègre et conséquent. Ma peau se souviendra de cette chaleur qui émanait de ton corps, encore et encore, car dans ce froid automne, la chaleur de ton coeur à su me réchauffer les pieds.





Triste marguerite

2 11 2009

Le pas lourd sous une lune pleine, je chevauche un trottoir trop gris à cette heure trop lourde. Le coeur lourd et rempli de chagrin je déambule vers chez moi où personne ne m’attend, où personne ne m’espère. La tête remplie de pensées, la tête remplie d’espoir, de désespoir, le chemin est long et le vent est bon. L’appartement se fait sentir de plus en plus proche, comme au bord des larmes, mes pas résonnent dans un vacarme. Enfin la maison, mes jambes lourdes montent une à une les marches brunes qui me séparent de mon antre, de mon nid où bien je suis. Aussi haut que mon coeur, au bout de ma course, repose sur l’entrée des fleurs déposées. Ces marguerites que l’on effrite, de leurs pétales une à une, elle m’aime, un peu beaucoup, énormément, à la folie, pas du tout. De tristes marguerites, qui percent mon oeil de leurs tiges effilées pour laisser les larmes déversées. Quelqu’un pense à moi, quelqu’un quelque part tiens à consoler ces tristes pensées que j’ai, que j’ai. Mais d’un sourire effacer pour laisser la place au sanglot, je ne peux pas contrôler le flot. Pourquoi c’est ainsi, que le passé revient, ce passé dont je n’ai pas envie. J’ai eu d’abord envie de les détruire, mais sur la table elles se sont retrouvées, rose, mauve et jaune elle décore maintenant la table, dans le simple but de me rappeler. Me rappeler que j’ai souvent aimé, j’ai été désappointé, mais quelque part j’ai marqué, trop tard, mais il me reste l’espoir. L’espoir qu’un jour ces fleurs, par douzaine j’enverrai à celle qui sera prête à m’aimer. Un réconfort bien mince pour un état précaire, mon monde à refaire, réaligné les pierres, comme les étoiles dans le ciel. Et une douce lueur au fond de mon oeil sans peur, une lueur qui grandira, doucement, jour après jour, me préparant à l’amour. Ces tristes marguerites sont arrivées trop tard, dans une vie où j’étais passé à autre chose. J’ai chassé des fantômes, qui m’envoi maintenant des fleurs, comme s’ils sentaient encore, ce que peut ressentir mon corps. Et la roue tourne et je me retourne, sans sourire, sans larme. Puis s’effritera ce vacarme, comme on effrite les marguerites, comme un amour qui longtemps on souhaite et que le temps fait faner. Merci douce amie… merci.





Son amour est mort

2 11 2009

Je marche dans la rue, la tête remplie de musique, je ne pense qu’à toi. Je marche dans la rue et mon regard se prend soudain devant cette femme qui marche avec une poussette. Son amour est mort, je la connais. Son amour est mort trop vite, un soir où il rentait, un soir où pressé d’allez la retrouver il s’est fait frapper par le destin, par cette voiture qui roulait trop vite dans cette rue trop noire. Elle me sourit, un sourire franc, elle me reconnait. Sa marche vers où je ne sais l’entrainait. Elle poussait devant elle, non pas des cris mais son fils, leur fils qui ne connaitra jamais son père. Ne le connaitra pas car mort trop vite, il n’a même pas pu assister à sa naissance. Elle sourit paisiblement, comme d’un amour naissant, comme l’amour de cette mère pour cet enfant, celui qui à jamais représentera celui qu’elle a aimé. Trop vite elle a connue la tristesse de perdre celui qu’elle aimait. Trop tôt elle a due se mettre à faire un deuil qui laissera sa trace à jamais. Et le temps passe, les yeux de son fils lui rappellera à jamais ce père, ce mari, cet homme qui était le sien. On perd tous un jour un amour, cet amour qui restera graver à jamais en nous. On perd toujours trop rapidement cet amour qui souvent naissant se fait avorter contre notre volonté. Le temps passe mais ne nous fera jamais oublié ces sentiments puissants qui donnent à la vie cette sensation que l’on existe vraiment. Cette sensation que sont amour qui est mort, vivra à jamais.





Se nourrir

2 11 2009

Couché dans son lit, je lui prépare un repas. Ce repas qui guérit le coeur, un mélange d’Oméga et de 3. Il semble que c’est bon pour le coeur, le coeur physique mais aussi le coeur cérébral. Il sera plus facile de passé au passé. Il sera plus facile d’oublié, d’accepté, de passé à demain. Calme il regarde le plafond, il cherche un point de fuite, un point où se réfugier. J’écris ses histoires quand il ne va pas, j’écris ses histoires quand il souffre car c’est le seul moyen que j’ai de lui laissé exprimer cette partie de lui qui crie. Dans l’obscurité ses larmes sècheront avec ses pensées qui se volatiliseront. D’un weekend encore frais dans sa mémoire, nous devons tout deux reprendre la route que nous avons choisi, parce que le temps, parce que le vent c’est levé et à signer de sa violence la fin d’un repos bien mérité. Des mots pour lui ont plu, ayant pour effet que de l’enchainer un peu plus, lui donnant que de la difficulté de passé à autre chose, de passé sa route, de continuer. Nous comprenons ce qu’il se passe et c’est pour cela que la douleur semble plus facile à passé. L’impuissance devant une situation impliquant deux être sensible ne peut que sembler illogique mais ne peut qu’être présente. Demain sera doux, demain sera encore une fois une route pour une quête que l’on croyait terminée. Cette histoire sans fin, cette histoire sans faim me rend affamé me donne envie de mordre une fois de plus dans la vie, dans ma vie. Goliath regarde à ses cotés dans ce lit déserté, il sourit des souvenirs imprégnés et laissé sur cet oreiller. Il décide enfin de se lever, avale ce que je lui ai apporté. Il est prêt a reprendre la route, sans aucun doute, il assume une fois de plus que la vie lui a donné une fois de plus cette leçon de vie qui lui servira sur le chemin qui le mènera vers où il veut se trouver. Triste ses pas deviendront une quête vers le bonheur. Tristesse qui se dissipera doucement avec le temps. Il ne peut garder en tête que le bon car c’est ainsi que le bonheur se crée. Le temps fait qu’un sentiment se transforme en espoir que tout est possible. Le temps ne fait que balayer ce que l’on trouvait horrible. Nous ne pouvons rien sur cette situation car l’authenticité de ce que je suis n’a fait que transparaitre dans chacune des actions posées. Demain sera un jour ensoleillé où la marche sera longue et où les décisions ne seront qu’assumé. Je me nourrirai de la vie car la route est maintenant tracée car je suis prêt à l’assumer.





T’es toi…

30 10 2009

Je lui ai demandé de se taire. Je lui ai demandé de le faire plusieurs fois mais il en était incapable. Incapable parce que cette rage de dire, d’exprimer ce que son coeur voulait explorer, exploser. Tais-toi que je lui ai dit, t’es toi, tu ne peux pas être celui que tu n’es pas. Terré dans un coin il me regardait, m’interrogeait du regard à savoir pourquoi j’étais ainsi à son égard. Pourquoi je voulais le protéger, l’encager dans une solitude qu’il ne voulait pas une habitude. Le tenir loin de douleur que je ressentais avec lui chaque fois qu’il se retrouvait dans cette même situation où l’amour comme de raison avait sur lui cette tendre passion qui l’obsédait sans cesse. Tu n’y peux rien, que je lui ai aussi confié, tu n’as de pouvoir que d’un coté, tu dois cesser d’être égoïste ou commencer à l’être vraiment. Pense à toi, pense à demain car aujourd’hui n’est qu’un moment futile qui passera de façon non facile. Je l’ai par la suite baîllonné, être d’instinct il est incapable de m’écouter, de comprendre qu’une telle situation ne mène pas à ce qu’il souhaite nécessairement, mais souvent d’être triste de voir que ce que je lui avais dit était vrai. La douleur de la réalité, d’être à nouveau blessé, cette petite bête n’est pas si bête mais a surtout le goût de vivre, le goût de laisser allez le temps rempli de sentiments. Ce pauvre Goliath, je l’ai maintenant bâillonné, dans un coin il s’est mis à pleurer et j’ai dû plusieurs fois changer son bâillon imbibé pour ne pas qu’il puisse se noyer. Son regard a finalement changé, il s’est rempli de ce qu’il avait compris, il s’est rempli d’une sorte d’acceptation qu’il ne peut pas changer la situation. Même si telle est son envie, il préfère encore plus la vie, sa vie. Dans l’autre coin, il regarde son armure, celle que je lui avais fabriquée simplement pour le protéger. Je vois dans ses yeux qu’il ne peut plus la supporter, c’est pourquoi je lui en ai débarrassé. Il a compris, qu’enfin on doit vivre ensemble, moi David, lui Goliath, nous ne pouvons nous séparer, nous devons unir nos forces, se laisser chacun sa place pour vivre vraiment ce qui se présente devant. Ne plus regarder derrière, car derrière nous a appris les leçons de vie qui nous serviraient pour le reste de nos jours. Le temps fuie et nous entraine tous deux vers un point qu’il nous dépend de choisir. Le choix nous avons d’être celui que nous sommes, d’être moi, car je suis ce que j’ai envie, passionné et sensible. Pour les blessures, les coups d’épée, il me faudra du temps pour les cicatriser et poursuivre ma route, avec encore des embûches sans doute, mais vers où je veux allez, sans derrière regarder. Pleure mon ami et lève toi pour marcher avec moi, laisse-toi être un avec moi. Laisse-toi être nous, laisse-moi être toi car t’es toi!





Mille brouillons sur ma vie

29 10 2009

J’empile les brouillons dans un blog sans fond, sans fin, simplement parce que les mots s’accumulent dans ma tête, dans mon coeur et que tes yeux pourraient parcourir ce que j’aurais écrit. D’un clic agile, j’enregistre brouillon car c’est ainsi que je me trouve, brouillon. Je ne sais plus comment écrire, je ne sais plus comment dire les mots exacts pour me faire comprendre mais je sais simplement qu’ils n’en existent probablement plus pour exprimer. Ni de ma bouche, ni de mes doigts ne s’échappe les mots pour exprimer que je souffre en silence. Ces silences qui veulent tout dire mais qui s’interprètent simplement à tout vent. Je pile et j’empile des mots que je tais simplement pour continuer, un peu, encore un peu, cette relation en laquelle tu ne crois pas.





Il me faudra oublier

20 10 2009

Il me faudra oublier. Oublier tout ce que tu étais pour moi. Les sourires que tu faisais quand tu me voyais, ceux que chez moi tu provoquais quand dans ma tête tu dansais. Ces lèvres qui s’ouvraient pour rire ou simplement pour me dire. M’exprimer tes accords, tes désaccords ou qu’avec moi tu étais bien encore. Quand tu couvrais ton corps simplement pour que je le découvre encore. Découvrir tant de goût, de temps, de passion qu’on partageait, c’est tout. Ces silences sans souffrance que l’on avait en échange. Cette façon d’être toi, simplement bien avec moi. La chaleur de ton corps, allongé contre mon corps, qui fait oublié le froid qui était en train de s’installer. Ces échanges interminables, sur la vie, les valeurs que l’on entretenait quand le temps nous le permettait sinon lorsqu’on le prennait. Tout ces moments soyeux, que l’on partageait à deux. Il me faudra oublier combien je peux t’aimer.