J’ai laissé coulé mes larmes, plutôt que mon sang et j’ai sonné l’alarme pour revenir dans les rangs. J’ai déversé de l’encre pour assécher mes larmes, le papier imbibé mes larmes n’ont fait qu’afflué. Ton corps servant de réconfort à mon corps, le sang se réchauffant, à l’encre a donné une raison d’exister. J’aurais donné mon sang pour assécher tes larmes, oubliant ce que je peux être, sachant que je peux renaître. Quand l’encre j’ai levé, sur notre histoire délavée, doucement emportée, je me suis dépêché. Mes larmes assécher avant le vent de l’été, mes yeux ont cherché ton corps, encore. Mes larmes ont coulé et mon sang ne s’est pas arrêté, mon corps bien en vie ne demandait qu’à t’aimer. Et j’ai ramé, ramé, sur cet océan de charme, bien que mon corps se serait jeté par dessus le bord dans un vacarme. Mon encre a su me sauver de ton corps, et ce sans hargne, je me suis dépêché à essuyer cette larme. Toute fine, toute frêle, qui glissait le long de cette histoire, ce n’est que ce que tu as mérité, mon corps et mes larmes.
De l’encre, du sang, ton corps et des larmes
28 02 2012Commentaires : Laisser un Commentaire »
Tags : Amour, Sang, Seul, Trahison
Catégories : Amour, La pluie, Tout gris
Quand la nuit me parle
10 01 2012Cette lune me précipice dans un état de veille. Un état où tout mon corps s’éveille. Une nuit difficile à subir, remplie de réveil et mon corps qui a pourtant sommeil. Chaque pore de ma peau me parle de toi, d’une façon intraitable, d’une façon animale. D’un mélange de révélation et de passion, des mots peu clairs pour cette nuit noire. Je sais que je sens ce que je saurai ou je sais. C’est une part inexplicable et l’autre un instinct palpable. Mon corps dit à ma tête, mais que ce passe t’il? Et je ferme les yeux, encore un instant, paranoïa ou voyance, il y a peu de différence. Je sens les choses, les gens, les événements, sans cesse, sans savoir pourquoi. Je ne me pose plus la question, je sais ce que c’est et j’assume cette particularité. D’un réveil fragile d’une nuit mouvementée, mon corps se dirige dans cette routine qui a recommencé. Je suis happé par une question… qui suis-je? Ce n’est pas moi qui me pose la question, mais c’est moi qui dois répondre. Je sais ce que je suis pour moi, mais je sais ce que je voudrais être pour toi. D’un songe matinal, tout goûte différent. Je sais ce que je suis. Et je pense à toi. Je sais ce que je suis. Quand, tu me reviendras?
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Tags : Amour, Attentes, passion
Catégories : Attentes, Humeur, La pluie, Me moi, Tout gris
Quand les pores de peau parlent
12 06 2011Quand les pores de peau parlent, il n’existe que le silence, comme une danse, deux corps qui entrent en transe. La friction de la peau, l’une contre l’autre fusionnée, ne laissant place à aucun froid, même si dehors tout est gelé. Mon corps prend ce que tu lui donnes, jusqu’à ce qu’au matin tu l’abandonnes, seul, calme et satisfait, sais-tu seulement ce que tu lui fais? Ce manège commencé la veille, d’une invitation maladroite, où l’alcool ne t’apporte jamais la même ivresse que mon corps et mes caresses. Les paroles doucement défilent, comme les paroles d’une chanson qui s’anime, le temps suspendu à tes lèvres, souhaitant que jamais la nuit ne s’achève. Une fois nos corps enlacés, comme ils l’étaient par le passé, incapables de les en empêcher, nos pores s’expriment de mots qu’ils nous ont volés. Lorsque la passion consommée, que nos corps étendus, épuisés, ne peuvent quitter le contact, nos chairs se racontent des histoires, pour étirer la nuit jusqu’à ce que le sommeil s’en suit. Et le matin pressé, quand nos corps doivent se quitter, ce n’est qu’en silence que cela puisse se passer, tu le sais, car quand les pores de peau parlent, c’est en silence que le contact est toujours inévitable.
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Catégories : Bonheur, Femmes, La pluie, Sexe
Étourdi
9 05 2011Je me suis réveillé, d’un rêve étrange, d’un rêve qui dérange. Je me suis senti perdu, un instant où j’ai fermé les yeux et que ton image a disparue. J’ai perdu mes repères et le vertige s’est emparé de moi, encore une fois, cette fois-ci sans raison. Aie au moins la décence de ne pas disparaitre chaque fois, chaque fois que je m’endors. J’ai l’impression que je me perds de moi, de toi, de tout ce que j’ai souhaité dans ma vie. Mes passions meurtries me pointent du doigt, c’est toi, c’est toi. C’est moi qui de coté c’est laisser mettre pensant avoir raison. Mais la raison m’a quitté, peut-être en même temps que la passion. Aujourd’hui à découvert je me dis simplement que j’étais bien avant, avant que je ne ferme les bras, les yeux, mon coeur. Je ne sais plus reculer, retourner, tourner, m’étourdir comme lorsque j’étais enfant, lorsque mon corps perdait la tête et que mon coeur se soulevait, étourdi ou léger. C’était avant. Aujourd’hui, je ne suis pas triste ou malheureux, je cherche comment retourner en arrière, simplement pour que mon coeur explose de te voir, que ma voix ne crie que oui même si je ne connais pas ton nom.
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Catégories : Bonheur, La pluie, Solitude
Comme la neige qui fond
26 09 2010C’est comme de la neige qui fond, simplement pour délier mes doigts, délier les noeuds en moi. Donne-moi simplement assez d’encre, assez de sang pour écrire ce que je suis, ce que je pense et ce que je ressens. Comme cette petite mare de neige fondue, la chaleur parcourt mon corps une fois de plus. Et je n’aurais jamais assez de lettres qui se trouvent sur mon clavier pour m’exprimer. Jamais assez de vocabulaire, pour te plaire ou te faire taire. Laisse-moi me livrer à mon plus vilain désir, celui d’écrire. J’ai simplement envie d’y passer ma nuit, ma vie. Je n’ai pour cette tendre passion, cette douce passion, jamais assez de temps et toujours trop d’idées pour les réaliser. D’un projet à l’autre, mon corps se heurte au temps qui passe doucement, doucement, mais toujours bien trop vite, car nous avons tous cette peur qui nous habite. Donne-moi encore le temps, tout le temps que je voudrai pour simplement tout réaliser. D’un lointain désir obscur, je veux faire le voeu d’une seule passion, d’une seule obsession, celle que tous mes mots se transforment en toutes ces histoires que chacun se racontera chaque soir. Et que d’encre souiller, mon corps pourra bruler quand toutes les histoires que j’ai seront terminées de raconter.
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Catégories : Bonheur, La pluie
La pluie
6 03 2010Un ciel gris plane au-dessus d’une ville tranquille et vient lentement se poser sur les épaules de l’automne. Dans une ruelle on entend seulement les bruits des pas légers d’un enfant qui lentement avance, faisant rebondir sur le sol, une balle toute neuve, bleue, blanche et rouge, que vient de lui offrir sa mère en cadeau d’anniversaire. Un vent froid fait virevolter tout autour de lui, un essaim de feuilles de toutes les couleurs. Sur le côté de la grande clôture blanche, il s’assied sur la deuxième marche de béton de l’arrière-boutique du boulanger donnant sur la porte de livraison jusqu’à côté de la maison de Jeanne. Il regarde maintenant sa balle. Sur sa joue, une larme glisse et vient s’engloutir au creux d’une crevasse qui laisse s’évader un soupir. Il pense à demain, la rentrée des classes lui fait un peu peur, sa mère lui a expliqué qu’elle l’accompagnerait pour son premier jour de classe, elle lui a raconté quelque chose de compliqué sur le même professeur que l’an passé et de nouveaux amis, une histoire qu’il n’a pas très bien comprise. Il regarde en silence les vêtements de Maryse danser au son du vent sur la corde à linge de l’autre coté de la ruelle, des vêtements qu’il n’a vus qu’à de très rares moments surprenants Élise, sa demie sœur, se changeant dans sa chambre, mais Maryse est gentille, elle n’a jamais donné de gifle derrière la tête d’Étienne, elle lui a même déjà offert une glace un jour où il s’était arrêté brusquement pour regarder Maryse, étendue en maillot au soleil. Une autre goutte glisse maintenant sur la joue d’Étienne, mais cette fois, c’est un énorme ciel gris qui lui envoie cette pluie, il devra rentrer à la maison. Le temps à peine de se lever que bien fort la pluie s’est mise à tomber, Étienne préfère se cacher sous le balcon de Jeanne, voisine du boulanger et grand-mère de tous les enfants du quartier. De l’autre côté, il voit Maryse qui sort à toute vitesse pour enlever les vêtements qui finissaient à peine de sécher. D’où il est il observe, elle semble ne porter qu’un long t-shirt, sa peau semble si blanche, elle est si belle et disparaît en quelques minutes comme si elle n’avait jamais existé. Étienne laisse allez un long soupir et tête basse il entreprend le court chemin le menant à la maison.
Sous chacun de ses pas explosent les flaques d’eau que la pluie en peu de temps a formées laissant retomber à chaque explosion un éclat de rire toujours aussi grand. Soudain, il s’arrête devant sa maison, il la regarde et tout semble paisible maintenant. Il avance lentement vers la porte de jardin, s’immobilise pour observer dans l’eau une marelle décolorée, les couleurs semblent se suivre, se mélanger, formant de longues traînés semblables à celles qu’il aperçoit souvent sur les joues de sa maman. Puis sursaut, “Étienne!!!!”, provient de la fenêtre de la cuisine comme l’éclatement du tonnerre, c’est Pierre, le nouveau copain de cœur de sa mère qui prend son rôle à cœur en criant toujours après Étienne ou après sa mère. La seule épargnée reste Élise, sa fille à lui qui a toujours ce qu’elle veut, elle n’a qu’à demander elle, son père est toujours là, Élise ci, Élise ça. Étienne se relève et court vers la maison et dès qu’il met les pieds dans la maison, il s’aperçoit qu’il n’a pas couru dans la bonne direction.
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Catégories : La pluie, Les gens inspirent
Thunder Storm
7 02 2010Le ciel orageux recouvre désormais la ville. Moi je marche, les yeux vers cette grisaille qui au-dessus de moi se prépare. Dans un verre, on me jettera un peu de bonheur jusqu’à ce que la nuit se soit bien imposée et qu’à la rue on doive me jeter. J’aurai encore une fois rempli un cahier, un nouveau, simplement pour quelques mots que j’aurais eus en tête. Quelques mots qui un à un se répéteront, se mélangeront jusqu’à devenir une histoire déjà racontée dans bien d’autres cahiers. Des histoires comme le temps, bien grises, bien sombres, lavées par la pluie, les larmes et mes ennuis. Je ne suis jamais vraiment triste, j’ai simplement besoin de cette morosité pour pouvoir jeter des mots sur du papier. Des mots qui n’ont de sens qu’un instant, un seul, celui où je les écris, car ce n’est pas ce que je vis. J’aime cette lourdeur de faux tristes dans des mots qui existent que sur le papier, car ce n’est rien en vérité. Ces histoires brûlent doucement mon coeur, à petit feu comme le bois encore humide, les flammes me consument doucement, lentement, jusqu’à ce qu’elles m’emportent en fumée et qu’il ne restera que cendres au fond de mon être.
Retrouvé dans un cahier non daté
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Catégories : Douleur, Fatigue, La pluie, Solitude
T’es toi…
30 10 2009Je lui ai demandé de se taire. Je lui ai demandé de le faire plusieurs fois, mais il en était incapable. Incapable parce que cette rage de dire, d’exprimer ce que son coeur voulait explorer, exploser. Tais-toi que je lui ai dit, tu es toi, tu ne peux pas être celui que tu n’es pas. Terré dans un coin il me regardait, m’interrogeait du regard à savoir pourquoi j’étais ainsi à son égard. Pourquoi voulais-je le protéger, l’encager dans une solitude dont il ne voulait pas une habitude? Le tenir loin de douleur que je ressentais avec lui chaque fois qu’il se retrouvait dans cette même situation où l’amour comme de raison avait sur lui cette tendre passion qui l’obsédait sans cesse. Tu n’y peux rien, que je lui ai aussi confié, tu n’as de pouvoir que d’un côté, tu dois cesser d’être égoïste ou commencer à l’être vraiment. Pense à toi, pense à demain, car aujourd’hui n’est qu’un moment futile qui passera de façon non facile. Je l’ai par la suite bâillonné, être d’instinct il est incapable de m’écouter, de comprendre qu’une telle situation ne mène pas à ce qu’il souhaite nécessairement, mais souvent d’être triste de voir que ce que je lui avais dit était vrai. La douleur de la réalité, d’être à nouveau blessé, cette petite bête n’est pas si bête, mais a surtout le goût de vivre, le goût de laisser allez le temps rempli de sentiments. Ce pauvre Goliath, je l’ai maintenant bâillonné, dans un coin il s’est mis à pleurer et j’ai dû plusieurs fois changer son bâillon imbibé pour ne pas qu’il puisse se noyer. Son regard a finalement changé, il s’est rempli de ce qu’il avait compris, il s’est rempli d’une sorte d’acceptation dont il ne peut pas changer la situation. Même si telle est son envie, il préfère encore plus la vie, sa vie. Dans l’autre coin, il regarde son armure, celle que je lui avais fabriquée simplement pour le protéger. Je vois dans ses yeux qu’il ne peut plus la supporter, c’est pourquoi je lui en ai débarrassé. Il a compris, qu’enfin on doit vivre ensemble, moi David, lui Goliath, nous ne pouvons nous séparer, nous devons unir nos forces, nous laisser chacun sa place pour vivre vraiment ce qui se présente devant. Ne plus regarder derrière, car derrière nous a appris les leçons de vie qui nous serviraient pour le reste de nos jours. Le temps fuie et nous entraîne tous deux vers un point qu’il nous dépend de choisir. Le choix nous avons d’être celui que nous sommes, d’être moi, car je suis ce que j’ai envie, passionné et sensible. Pour les blessures, les coups d’épée, il me faudra du temps pour les cicatriser et poursuivre ma route, avec encore des embûches sans doute, mais vers où je veux allez, sans derrière regarder. Pleure mon ami et lève toi pour marcher avec moi, laisse-toi être un avec moi. Laisse-toi être nous, laisse-moi être toi, car tu es toi!
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Catégories : Amour, Attentes, Bonheur, Douleur, Humeur, La pluie, Le Matin, Me moi, Solitude
Il me faudra oublier
20 10 2009Il me faudra oublier. Oublier tout ce que tu étais pour moi. Les sourires que tu faisais quand tu me voyais, ceux que chez moi tu provoquais quand dans ma tête tu dansais. Ces lèvres qui s’ouvraient pour rire ou simplement pour me dire. M’exprimer tes accords, tes désaccords ou avec moi tu étais bien encore. Quand tu couvrais ton corps simplement pour que je le découvre encore. Découvrir tant de goût, de temps, de passion qu’on partageait, c’est tout. Ces silences sans souffrance que l’on avait en échange. Cette façon d’être toi, simplement bien avec moi. La chaleur de ton corps, allongé contre mon corps, qui fait oublier le froid qui était en train de s’installer. Ces échanges interminables, sur la vie, les valeurs que l’on entretenait quand le temps nous le permettait sinon lorsqu’on le prenait. Tous ces moments soyeux, que l’on partageait à deux. Il me faudra oublier combien je peux t’aimer.
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Catégories : Amour, Femmes, Humeur, La pluie
Incompréhension
27 07 2009J’ai l’incompréhension de l’aveugle qui tente de saisir Daly sans lui touché, du sourd qui tente d’apprécier Mozart sans le sentir vibré. Qu’est ce qui cloche et que je n’entends pas vraiment chaque fois que je m’ouvre à toi. Peut-être pris en vrille je suis simplement étourdi et ne possède pas la capacité de mettre par terre un pied. Déstabilisé, chaque fois je prends un temps à remettre tout en perspective. Quand mon espace se vide comme le désert aride, que la soif de toi, toi qui n’est pas vraiment toi mais celle qui se trouve là devant moi à ce moment précis où dépourvu de carapace tu me dévores comme une rapace, je sombre dans l’oubli de ce que je suis. Où cette confiance, cette assurance de moi est partie, comme évaporé au dur soleil de l’été? Après un temps elle retombe sur moi, en un orage voulant nourrir la terre de mon être dans le but de me faire renaitre. Donne moi encore un instant, explique-moi franchement, d’où vient cette lassitude remplie de mensonge protecteur à mon égard? Ne sais-tu pas que je suis roi sous cette averse d’une vérité que tu ne peux affronter? Fuis pendant qu’il en est encore temps, car ce temps te rattrapera en trottant toujours à tes cotés avant même que je ne t’ais oublié.
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Texte qui dormait dans les brouillons, donc aucune valeur chronologique.
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Catégories : Absurde, Attentes, Colère, Douleur, Humeur, La pluie, Solitude, Troubles