C’est arrivé, comme ça, j’étais ici, je regardais là, rien de particulier, rien ne bougeait si je ne bougeais pas. Puis c’est arrivé, un moment donné, sans vraiment m’expliquer, je me suis mis à raconter quelques mots pour que le silence soit brisé. Deux, trois mots, au fil des deux, trois bières que je m’enfilais, sans que personne vraiment le vît. J’ai pris plaisir, à simplement écrire, tout ce qui me passait par la tête, sans vraiment que je m’y arrête. Et le vent me souffle à l’oreille « Man.. Tu es en train d’avoir une conversation avec toi! », par chance, j’ai pu me rabattre sur le fait simple que peut-être quelqu’un lirait, un jour, quelque part, anonyme, d’une ombre inconnue, de la rue. Je me suis tue, tué ce vent qui passait par là, me rappelant un peu le pourquoi tout ça a commencé, c’était quel jour déjà… bouge pas… je crois que c’était un 9… quoi d’autre, je réagis toujours les 9… aujourd’hui, la preuve et ce n’était même pas prévu. J’ai vu ça, je me suis mis a éternué, l’allergie du neuf, ça sentait la plante, de quoi on parlait déjà… ah oui, le 9. Je ne sais plus, si c’était le début ou la fin, quelle importance en fait? Tout est arrivé à cause de toi, t’aimes quand je t’accuse? Moi je dis que c’est madame chose, avec le pipe wrench, dans le living room… fucking living room, par chance que les murs ont que des oreilles, parce que s’ils avaient aussi eu des yeux ils auraient bavé de toutes leurs bouches. Il y avait vraiment quelque chose de spécial, je m’en rappelle, comme si c’était hier, mais ce n’était pas le neuf hier… donc demain je recommencerai, ça devrait marcher. J’ai cherché après, pas longtemps parce que je savais que ça ne donnerait pas grand-chose, y en a juste une comme toi et je dis pas ça pour te plaire là, je dis ça vraiment parce que tu es unique, tant mieux pour l’humanité que j’ai tenté de protéger en te gardant pour moi. Si j’étais demain, je dirais que tout ça, bien c’était hier, mais ça avait commencé bien avant. Tu ne le sais pas, moi je ne sais pas pourquoi je le sais, en fait, ça rien à voir avec le savoir. Je ne sais pas ce qui c’est passé, un jour, c’était peut-être un neuf aussi, j’ai juste compris, j’ai juste senti, un peu trop, comme si le volume était fort, comme si je n’avais pas vraiment besoin d’écouter, juste sentir, je sais. Ce n’est jamais la même chose, le même pourquoi, le même temps de l’année, c’est probablement souvent un 9. Il est presque neuf heures, rien n’a changé, combien de mois, combien d’années, j’ai la main sur le fil, ça se trémousse encore un peu, bip, bip, bip, toujours plus lent, suis-je encore conscient? Sur le cardiogramme, je me sens ralentir, doucement, je le sentais déjà, comme un instant de folie, une pure joie quand je pense à toi, puis je l’arrête, doucement, 12, les yeux fixés sur le moniteur, 11, allez mon coeur rappelle-toi, 10, je sais qu’encore que tu le sens, 9… Shlack! biiiii_______________________________p.
C’est arrivé un neuf
9 02 2012Commentaires : Laisser un Commentaire »
Tags : Alcool, Amour, Femmes, mort, Temps, Vie
Catégories : Absurde, Et que ça saigne, Femmes, L'ivrogne rit, Troubles
Le vide
7 01 2012Vide, vide, vide… plus je te regarde te remplir haute dans le ciel, plus mon verre se vide, je hurle. Tout me semble du pareil au même, certain jour le même le gris persévère. L’impression d’un rien comblant mon espèce, mais qu’est-ce qui diffère d’hier et comment sera demain? Un de ces jours insupportables où je me sens vain, où je sens que rien ne vaille. L’esprit noir, la matière grise et le vin rouge ne l’emporteront pas sur moi. C’est qu’une journée sanguinaire où le vin prévaut sur le sommeil. Où même la bouteille ne répond plus de moi, où sans raison, sans savoir pourquoi le verre se vide, sans moi. Mes yeux, ma tête et mon coeur aride ne cherchent même plus pourquoi. Je sais que demain sera autrement, différent. Je regarde autour de moi, rien ne semble rempli de ce que je voudrais, ma tête, mon verre, mon lit. Toujours cette même distance, toujours cette même souffrance, quel est ce creux qui existe, restera-t’il? Il n’existe qu’un pas entre toi et moi, le franchiras-tu? Ce n’est point une question de temps, mais une question de Tu. Je fais abstraction de mes idées et fais face à la réalité, est-elle vraiment réelle? Si je ferme les yeux, tout existe, tout est sensation, passion, émotion. Suis-je le seul à faire disparaitre l’univers quand allongé contre moi tu m’enivres. Ce moment, cette distance, mais putain quelle chance, tu es là et moi je fais disparaitre l’univers, simplement pour nous, un instant seulement, histoire de savourer ce qui est vrai pour moi, ce qui reste ce que je suis pour toi. Cet instant n’existe que dans les livres. Cet instant n’existe que sur un bout de blogue secrètement cisailler pour tes yeux, les miens, ceux des voyeurs qui passeront ici. Ces mots que l’on croit parfois faux, que l’on croit parfois vrais, mais au fond qui le sauraient. Une histoire comme toutes ces histoires taboues que l’on tue avant même de se voir terminer, une histoire à laquelle une chance on n’a pas donné. Ton silence me tue, ton absence m’angoisse, j’ai envie que ton regard me réconforte. Je prendrais un bras, si je ne peux pas avoir les deux, mais un peu de chaleur me rendrait vraiment heureux. Si je jouais un air de piano, si je savais jouer, je te le jouerais surement sur un air mineur, car c’est sur ces airs que l’on pleure. Mais tu sais, ce n’est pas si terrible, j’ai seulement envie de tes yeux pour combler mon vide.
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Tags : Amour, Femmes, passion, Vide
Catégories : Amour, Douleur, L'ivrogne rit, Tout gris
Criss chu où?
27 06 2011Ceci est un post qui dormait dans les archives non publiées… il est temps de l’assumer… le temps enlève le poids (aux mots pas aux gens!!!).
Bon, quoi de mieux qu’un post d’un gars pas saoul… un pas post d’un gars saoul… mais bon criss chu où? Ah oui, bureau, maison, confort. Mom… je voudrais d’abord m’excuser… le porto était excellent… était… le mot est quand même faible.
Bon la suite… on reprend d’où? Ah oui… je suis où? Je suis toujours assis là, là, mais bien, bien, mais là… Je suis bien et je souffre de soif, soif de lire un peu partout, soif d’écrire un peu mon fou. J’ai encore peu de mots à verber dans une poubelle les lendemains de veille, mais je souhaite à tout coup que le texte essaye.
Ces petits détails auxquels tu t’attardes
Sans importance doucement tu t’acharnes
Et dans ma tête que du vacarme
Passe à autre chose criss de marde
Si mon malaise a rapport avec la lenteur avec laquelle j’écris, c’est une chose. Si mon intérêt ne te semble pas le bon, j’en suis désolé, mais je suis quand même le seul à t’en montrer. Le fait que je vais lentement dans ma vie ne signifie pas que j’ai une totale absence d’esprit et bien que je parle à ton égard, ta voix ne me donne même pas un regard.
Je vais dodoter…
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Tags : Alcool, Attentes
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Des vapeurs d’eau
7 05 2010Si des vapeurs d’eau s’envolaient dans le vent, vers le firmament, encore une fois emporter à la volée comme un sourire d’été. Je suis heureux de vivre ce que je vis. Joyeux de ce qui passe dans ma vie. Mais ce que j’ai, ici, comme un ennui, lourd et atroce en ce vendredi, n’est pas ce que j’ai décidé de ce que je suis. Je n’ai besoin de rien, sinon que d’une main qui, doucement passe sur mon dos et ne sent pas vraiment mes os. Cette main sent, ce que j’ai en dedans, ce que j’ai bâti hier, que j’ai creusé à la petite cuillère. Et de jour en jour, mes doigts sentent l’amour, mes doigts sentent ton corps… encore. Et ton regard persan, ce regard innocent, celui que tu gardes pour moi, celui que tu conserves quand je ne suis pas là. J’ai beau m’imaginer, des rêves plus grands que la liberté, des rêves maintenant inanimés simplement parce que tu l’as décidé. Je ne me prive de rien, j’ai faim, je m’abreuve à la source, comme les racines poussent de souches. Et ton sourire saccadé ne sait pas vraiment ce que j’ai, un mystère, une amertume, tout ceci ne te laisse que dans la brume. Chaque matin, je me réveille bien, bien seul dans ce petit matin, bien seul parce que tu le veux bien. Et le temps passe, doucement brise ma carapace, j’ai grandi pour toi et il semble que cela ne te servira pas. Je garderai, en lieu caché, tout ce temps que j’ai toute cette passion inavouée. Et brèche en arbre, comme on ne sent que le vacarme, les yeux rivés sur ce que j’ai, je t’oublierai!
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Catégories : L'ivrogne rit
Les loups
27 03 2010Les loups, un à un lancer sur ma carcasse blessée, font la queue pour une partie de ce que je suis. Mais je n’en ai pas envie et désormais plus je vis. Mon coeur bat, simplement à l’intérieur d’un corps dépourvu de vie, d’envie. Et le vautour tournoie autour de moi simplement pour s’assurer que je suis toujours là. Son appétit avide de chair fraîche jamais ne cesse. Que je sois son repas ou que je ne le sois pas ne l’importe peu, car c’est simplement un peu de chair ce qu’il veut. Et j’attends patiemment que ma peau se détache de mes os, qu’il ne reste plus rien à mon corps d’humain. Qu’est ce que je suis? Je ne suis rien, rien qu’un corps qui se meurt doucement au gré du vent, au gré des mots, au gré des pensées qu’à mon attention ils peuvent porté. Ce que j’ai de plus cher, et je ne parle pas de cette chair, doucement tu la laisses manger par qui veut bien y goûter, le temps, le vent et mon sang qui se vide doucement. Et le temps fait son oeuvre, me transformant en hors d’œuvre, en chair à pâté, jusque attends que je sois complètement manger. Mais dis-moi… me laisseras-tu là, las d’une vie incomprise, lasse de ce qu’elle m’aura appris. Par terre, je regarde le ciel, j’observe ton envol, j’observe ce qu’est ce vol, vol de ce que j’ai pu aimé, vol de ce que tu regardes passé. Demain, un jour nouveau, où au soleil sécheront mes os, je me relèverai enfin, d’un cauchemar qui n’était pas le mien.
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Catégories : Amour, Attentes, L'ivrogne rit
Clair Obscur
15 02 2009J’aime ce clair obscur, cette sensation d’ivresse d’une nuit d’hiver où les femmes aussi belles les unes que les autres remplissent l’espace de mes yeux.
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Catégories : L'ivrogne rit
L’alcool et me
15 02 2009Il a de ces soirs où seule mon âme compose des mots sous l’influence de l’alcool, j’en communique un ici avec vous simplement pour me réchauffer les jointures de cette froidure.
Quand le soleil las s’enlace sans fin simplement pour mieux t’aimer, te voir, t’apercevoir. Doucement, laisse moi t’aimer un peu, peu importe la complexité du moment où dans le temps tu t’évades lentement. Jamais, à jamais convaincu de glorifier ton être immonde de ce que tu es de plus vil, de plus agile, cette mante religieuse assise simplement pour m’ennuyer, me décapiter. Sans voix, je resplendis encore une fois, tu souris et la voie libre s’ouvre devant Mona Lisa dans le Louvre. La musique me distrait simplement comme j’ai attrapé le temps qui passe sans moi, sur ou saoul.
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Catégories : L'ivrogne rit