C’est passé

26 05 2012

Tout roule, tout ondule, le ciel éclate, se vide, arrose les robes écarlates et ce calme. Un bain de sang transparent dans une aire ouverte qui s’est vidée comme les nuages. Je suis là fatigué sur ma chaise, je me suis battu, longtemps, pour me dégager franchement de la situation. Mort, je renais, d’un calme et d’une précision accrus, je regarde sans un mot, je dis à distance, je m’assume comme celui qui a enfin compris. J’ai eu le temps de vieillir, de décider, de changer, de m’écouter et de m’accomplir. J’ai revisité le passé, détaché parfois, triste en d’autres, c’est passé, que reste t’il aujourd’hui? J’ai l’impression que ma ville vit un dur coup et je marche à côté d’elle. Je comprends et je console. J’ai pris du temps pour moi, je ne me suis pas trop occupé de vous, je me suis rendu compte que personne ne s’occupait de moi, alors j’ai agi égoïstement, à perfection. Quelques jours encore, quelques présences ici et là, le temps fuit et je m’assois sur son dos. Je pourrais dire que demain je m’occuperai de toi, mais je n’y crois plus, je ne crois plus qu’à aujourd’hui, orchestre de demain. Le rideau est tombé, la fin d’un acte, d’une scène, d’une pièce tout entière. Demain, c’est déjà passé.





La liste

1 04 2012

Hier, j’ai fait une liste, une liste de chose à faire parce que je ne fais souvent rien dans un weekend. Dans le but d’améliorer la qualité de ce dernier, je me suis fait une liste, raisonnable pour deux jours. C’était comme un test, pour voir si l’ensemble de mes petites maladies mentales était capable de coexister. Ah oui, je ne vous ai jamais parlé de mes petites maladies mentales, on en a tous en fait… les miennes, la procrastination et un léger TOC. Si je vous disais qu’aujourd’hui je n’ai rien à faire, moi je ne serais pas surpris, la liste à eu l’effet escompter, tant que je la procrastinait pas et qu’elle restait réaliste, le reste, une fois sur mon bureau, je voyais les petites sticky-notes obsédants (merci Windows 7) et j’ai pu m’empêcher de tout faire… et même plus. J’ai arrêté de penser à elle, je me suis dit que je m’en servais un peu comme un frein à main, si je pense à elle je ne peux pas faire d’autre chose. Sur cette liste il y avait:

— Ménage
— Transcrire mes 32 pages d’un futur roman écrit à la main, vers l’ordinateur
— Commenter le projet de Elle (à ne pas confondre avec elle) donc relecture et commentaire sur près de 50 pages (la madame était contente, je pense)
— Ranger ce qu’il y avait sur mon bureau, une accumulation de papier que l’on reçoit de partout… un an de classement
— Impôts

Ça l’air de rien, mais j’ai eu le temps de tout faire, en plus de prendre quelques heures pour aller manger avec un ami, passé au marché Jean-Talon, écouter 2 films… j’ai comme l’impression d’avoir trouver une recette pour inventer du temps. Aujourd’hui… je suis un peu déboussolé par tout ça… je ne sais pas quoi faire… je crois bien que je vais me refaire une liste!

P.S. OK… j’étais debout à 5 h 30, mais j’ai quand même passé 2 heures devant un jeu vidéo…





10 minutes random

6 02 2012

J’ai 10 minutes à tuer, 10 minutes parce que le bus m’est passé sous le nez comme ça, quand je me suis pris les pieds dans la musique qui me rappelait un peu mon histoire. Des histoires tristes, de belles histoires, assez pour faire manquer un autobus. J’aurais pu marcher, mais j’ai envie de lire et les mains au froid c’est déplaisant et j’aurais du continué à écouter cette musique qui me rend tout bleu, presque noir. J’ai l’impression d’avoir avalé cette patate chaude qui faisait que je mâchais mes mots, elle est rendue dans ma poitrine, elle doit faire au moins 100 kilos, je n’ai pas pris de chance, je me suis pesé, tout est normal, mais elle fait quand même mal. Au lieu de mâcher mes mots, c’est la patate que j’aurais du mâcher, elle aurait surement passé avec plus d’aisance. Aujourd’hui c’est un jour gris 67 %, c’est assez foncé compte tenu de ma couleur. C’est pourquoi je me suis habillé en noir, encore, avec cette foutue cravate que tout le monde trouve belle, une cravate noire qui sait cacher ses couleurs, une cravate pour panser mon coeur. Les gens me trouvent chics, mais ce n’est jamais adéquat comme commentaire, une cravate pleine de fleurs pour que l’odeur camoufle le deuil, la peine, me réconforte. J’aimerais avoir une cravate mécanique qui pourrait me prendre dans ses bras, elle saurait quand, car elle reposera toujours sur mon coeur. Triste, je ravale par gros morceaux deux tristes défaites. C’est plus le même mal qu’avant, c’est un mal qui me pousse en avant. Tous ces mots que vous lisez, je ne les ai même pas pensés, ils me sortent doigts du coeur. Et si j’écrivais mon histoire, comme les cent gars du quartier qui se sont fait publier, à croire que c’est hanté par ici, combien d’âme aigrie ravale leur bonheur simplement pour avoir mal choisi ce qu’il croyait être une fleur. J’ai 10 minutes à tuer, comme toute chose à une fin, bien souvent la nôtre, je devrais me hâter pour ne pas de nouveau le rater.





Les mains vides

29 01 2012

Je suis arrivé les mains vides. Rien à déclarer, ni la moindre idée où j’allais aller. Un monde si vaste devant moi et pas la moindre idée de ce qu’était en fait une idée. Je suis arrivé les mains vides, avec la seule envie de pleurer, je suis né. J’ai rempli ma tête de mille et une idées, j’ai rempli mon lit d’aventure que jamais je n’oublie. Aujourd’hui tout est vide, le moindre des racoins de mon esprit cri, tout sonne écho, je n’ai rien fait comme les autres, je n’en ai pas envie. À la course vers le bonheur, je ne suis quand même pas dernier, si je me compare aux autres, je n’ai pas pris le même chemin, doucement j’ai marché, à l’opposer de ce qui avait été pour tous déterminer. Femme, enfants, chien, maison, vie rangée, bien souvent malheureuse, j’ai échoué selon la nature humaine forgée à coup de catholicisme, dans les années de colonisation qui voulait que l’on peuple et repeuple. Peuple et repeuple s’en vont en bateau… qui qui reste? Il ne reste que des gens aigris ou simplement gris, sans lumière, sans odeur particulière d’avoir achevé quelque chose. Je n’ai pas d’enfant, j’ai aujourd’hui convenu qu’il se pouvait que je ne laisse rien derrière moi. Je suis arrivé les mains vides, repartirai-je ainsi? Ceci ne me fait plus peur, ceci me désillusionne un brin, je m’enlace dans un divan pour regarder le temps, pour regarder ce que les autres ont fait, pour oublier ce que je n’ai pas fait. Mes projets empilés que je garde pour moi, cette fenêtre sur une partie de ce que je suis, de ce que je veux et des mots mensongers sur ces projets qui m’attendent et auxquels je ne consacre pas de temps, un peu comme ma vie. Je me refais cette liste de choses à faire, de projet à écrire, Lydia, Chaque matin, Des Lettres, tant de projets qui dorment avec moi. Je suis en deuil continuel, je regarde ma vie mourir à petit feu et je me frotte les mains pour me réchauffer. Chaque mot s’effrite dans le vent d’un appartement trop vide, dans le ventre d’un écrivain trop peureux. J’écris ici en silence de ce que je suis vraiment, peur de jugement, peur d’avoir peur, phobophobe que l’on appelle. Je brule ma vie comme une chandelle à espérer une muse qui restera, la vie est courte à ce qu’on dit et être bien en dépit de l’image, n’est point donné à tout le monde. Je me suis fait l’amant temporaire d’histoire déjà décomposé, je me suis laissé aimer et j’ai aimé à en perdre la tête. Aujourd’hui, le vide remplit ma vie. Je l’ai créé et je l’ai alimenté, j’ai fini par créer le vide de toutes pièces. On dit que sur terre, le vide n’existe pas, j’ai l’impression d’être continuellement dans la lune. Mais j’ai cette rage, cette voix qui crie profondément de la laisser sortir, elle aussi je l’étouffe doucement à coup d’éthylène bien placer, juste au bon moment, quand les idées reviennent en même temps que cette tristesse qui m’assaille l’âme et me rappelle ma solitude. Je n’ai besoin de rien, me dis-je bien souvent, mais la peau douce d’une femme me fait sentir le contraire. Je n’ai jamais été avare, une seule me suffit, que je puisse adorer, surprendre, chérir. Maintenant, le vide est complet, il ne me reste que des points d’ancrage précis, vitaux, rares. Le temps me laisse l’opportunité de vieillir encore un peu, je suis maitre de ce que je fais et immobile je tente d’arrêter le temps, innocemment. J’ai fermé la porte derrière moi, j’ai pensé qu’il était mieux ainsi pour ne pas avoir froid. Maintenant je suis de glace, de pierre, et je n’ai qu’envie d’une chose, de ne pas repartir les mains vides.





Quand la nuit me parle

10 01 2012

Cette lune me précipice dans un état de veille. Un état où tout mon corps s’éveille. Une nuit difficile à subir, remplie de réveil et mon corps qui a pourtant sommeil. Chaque pore de ma peau me parle de toi, d’une façon intraitable, d’une façon animale. D’un mélange de révélation et de passion, des mots peu clairs pour cette nuit noire. Je sais que je sens ce que je saurai ou je sais. C’est une part inexplicable et l’autre un instinct palpable. Mon corps dit à ma tête, mais que ce passe t’il? Et je ferme les yeux, encore un instant, paranoïa ou voyance, il y a peu de différence. Je sens les choses, les gens, les événements, sans cesse, sans savoir pourquoi. Je ne me pose plus la question, je sais ce que c’est et j’assume cette particularité. D’un réveil fragile d’une nuit mouvementée, mon corps se dirige dans cette routine qui a recommencé. Je suis happé par une question… qui suis-je? Ce n’est pas moi qui me pose la question, mais c’est moi qui dois répondre. Je sais ce que je suis pour moi, mais je sais ce que je voudrais être pour toi. D’un songe matinal, tout goûte différent. Je sais ce que je suis. Et je pense à toi. Je sais ce que je suis. Quand, tu me reviendras?





Le mouvement

16 08 2011

C’est que lorsque j’ai arrêté que je l’ai aperçu, d’une certaine lenteur, mais toujours présent, le mouvement. Un jour, il a resté que mes doigts qui pianotaient ici et là, allongeant les temps d’arrêt entre chaque répétition, mes mots se faisant plus rares, mes phrases dispersées et mes textes de plus en plus absents. J’ai arrêté ce que je connaissais le plus, tourner en rond, un instant, longtemps, souvent, sans un réel moment de recul comme maintenant qui fait que je comprends. D’un pas devant, derrière, je me suis immobilisé, essoufflé de courir, de pleurer, d’être toujours à la recherche de quelque chose, quelque part, quelqu’un. J’ai regardé de tout coté, simplement pour me rassurer, me rassurer que je recherchais toujours et j’ai continué, lentement dans le temps, comme cette horloge grand-père qui bat le temps de sa cuillère, va-et-vient incessant, derrière, devant, derrière, devant. Mon pied faiblit bien moins rapide que mon coeur qui n’en peut plus. Je ne sais pas si c’est toi qui m’as arrêté ou bien si c’est moi, amer amour et triste amant, qui me suis brûlé quand je me suis trop souvent approché. Peu importe, c’est la vie qui m’emporte, doucement, me disant simplement attend. Attends, ne t’es tu pas regardé un instant? Devant la glace mon coeur de glace prend toute la place, l’espace. La peur qui coule de mes prières bien vaines m’immobilise maintenant, mon regard n’est plus que mes yeux et cette tristesse d’avoir perdu ce que j’avais de plus cher dans tout ce mouvement. Mes mains bougent toujours, je ne suis pas mort, mes doigts toujours remplis de passion tapent doucement des mots qui me rappellent souvent, comme un vent de printemps d’un matin gris où l’on entend la pluie. Comme sur la glace, à ma fenêtre enfin je l’aperçois, lentement se dessinent les contours de la personne que j’avais depuis longtemps perdue. C’est de passion et d’hésitation que mon reflet déambulait enfin. Comme un peu vide, comme un peu clair, je me suis revu enfin, vu sans vouloir me cacher, mais avec une certaine peur d’avancer.





Réveil de mort

9 01 2011

Et si c’était que ça. J’ai simplement arrêté. Tout. Vraiment tout. Des jours sont passés et je suis resté là, sans bouger. Ça commencer malgré moi, mon corps me parle parfois. Tout tournait, tout m’étourdissait et je perdais pied chaque fois que je voulais recommencer. Là tout est arrêté. Comme si j’avais fait pause sur ma vie. Comme si je l’avais arrêté, pour une période indéterminée. Cloitré dans un coin du salon, me nourrissant que d’histoires tristes, de musique, d’histoires trop parfaites ou surfaites simplement pour me provoquer! J’ai comme l’impression que ça a un peu fonctionné. J’ai reculé devant tout, devant moi, devant ce que je ne voulais pas. J’ai regardé attentivement le temps, doucement. L’ermite que je suis devenu est bien. Dans un coin assis, il caresse les cheveux de son ami. Il dort encore, depuis près d’un an, épuiser d’avoir tant cherché, épuisé de ne pas s’être reposé avant, bien avant que vienne le temps où par manque de force il sombrerait dans un sommeil si lourd que sa tête se fracasserait sur les pierres en plein jour. La bête dort, d’un moins profond sommeil, commençant à s’activer enfin. Le soleil se lève caressé par le vent. Je suis mort, tu sais, lui dis-je dans l’oreille. Je suis mort enfin. Enfin une partie de moi, décédée comme ça, de faim, de ne pas l’avoir nourrit comme je le faisais si bien. Je ne l’ai pas fait simplement pour te redonner des forces mon ami, simplement pour que tu comprennes aussi. Je t’ai tant cherché sans même bouger, chaque jour où immobile, la vie ne me laissait plus son mobile. Vais-je vers un jour nouveau ou recommencerais-je encore une fois ce manège. Je n’en suis pas encore là, car je sais que je dois simplement doucement m’éveiller.





Dense

25 09 2010

Dans ma tête, tout tourne. Ni à gauche, ni adroites, mes idées partent dans tous les sens sans vraiment me prévenir, sans que je ne les voie venir. Et depuis ce temps, depuis près de sept ans, ma vie change sans toujours m’avertir. Comme une danse en trois temps, une valse qui se fait comme si j’avais le temps,le lent-vite-vite d’un éternel recommencement. J’ai cessé de cracher par centaine les mots d’une mort certaine. Celle qui viendra bien en son temps, celle de l’amour, de la vie en même temps. Et tous ces petits feux qui ont brillé deux par deux dans mes yeux, se sont-ils tous éteint comme si jamais ils n’avaient vraiment eu lieu? Cet aveu ne peut avoir lieu, je ne sais pas où je suis dans tout ceci. Qu’est-ce qui a fait divaguer ma barque sans que je le remarque? J’ai besoin de me vider la tête, car cette dense folie ne laisse plus de place à l’oublie comme les mots laisser de travers sur le papier. Ma tête déborde dans mes gestes qui ne réponde que paresse. En tentant d’ermiter je me suis retrouvé immobilisé, paralyser, comme si le venin dans mes veines ne cessait jamais de se renouvellé. D’une peur soudaine je m’isole, encore un peu, simplement pour que cette douleur s’envole, mais on sonne encore à la porte. Chaque fois je réponds, chaque fois j’ai même oublié de m’embarrer, comme par désir d’être réconforté. À chaque pas, comme dans la cadence, ma vie va, lent vite vite sans que je la quitte. Cette vie où tout s’entasse ou tout se passe, si vite, trop vite, sans souvent que vraiment je ne l’habite. Où es-tu? Où es-tu, sur un banc je pleure encore un instant. Où je suis, où je suis, où encore je m’ennuie de tout ce que j’ai appris. La nostalgie me berce doucement, tendrement, une main sur la joue me dit que tout ira bien. Le hasard a le souffle court à tenter de me rattraper, mais je finis par m’épuiser et me voilà pris encore dans ce que j’appellerai un acte de synchronicité. Je sais que je ne peux laisser le cours de ma vie allez dans ces vagues penser, car je le sais, je le sais. En liberté de parole je peux tout réclamer, en prison de penser, je tente de ne pas arriver à verbaliser ce qui ce construit au plus profond de mon être et de me voir disparaitre. Mais je disparaitrai encore simplement pour mieux renaitre, simplement pour mieux me connaitre, encore et encore je me poserai la même question qui se conclura par la même conclusion. J’ai l’espace passionné à fleurs de peau. Je ne peux me limiter dans ce que je j’écris de plus beau. À force d’empêcher, de m’empêcher, mes pensées détournées ne feront que s’accumuler pour me laisser mourir de la tête d’une mort dense.





Quand l’ancre coule

17 07 2010

J’en ai marre et il faut que j’amarre à bon port ou à port. L’importance de l’instant n’est plus importante, je suis simplement épuisé de la houle, de la mer et de ce vent épuisant qui souffle mes idées sans se stabiliser. Mais pourquoi ce vent amer que j’aimais tant m’est rendu si insupportable à présent? Pourquoi l’odeur de la mer m’est à ce point rendue amère. J’ai eu beau naviguer en grande mer facile et fragile, mais je n’ai pu trouver ce que j’étais parti chercher. Je suis là dans le vide d’une mer sans rive, mais qu’est-ce qui m’arrive. Je ne sais plus différencier le nord du sud, le haut du bas, tout est bleu, tout est moi. Dans ce grand vide mes yeux se perdent, un peu comme mes mots, qui depuis trop longtemps reste en cale, qui à double tour j’ai enfermé croyant de ne pas me blesser. Et ce temps qui passe dans mon espace n’est plus que l’illusion d’un rêve qui ne se veut plus réalité. De chimère à réalité mes idées ne font que passé et mes envies ne sont que pensées. Je n’en peux plus de rester là, au  milieu de cet océan que je me suis pleuré au fil des années. Doucement mon ancre coule, tout au fond sans nécessairement le trouver. Et doucement mon encre coule, donnant un nouveau sens à mon monde, laissant pénétrer d’être immonde mon espace, mes espaces entre chaques maux qui s’effondre sur ce papier synthétique. J’ai envie de toi, envie de moi, envie de simplement vivre et laisser passer la vive envie d’être ici. Je peux maintenant me passer de muses que j’ai mes muses du passé. Mes mots exploseront un à un comme l’artifice d’un feu qui n’est pas de paille. C’est vrai, j’ai la clé, à moi de décider.





Bonne fête

22 03 2010

Aujourd’hui, c’est la fête d’un être extraordinaire, une personne qui a tout donné pour que je sois ce que je suis aujourd’hui. Souvent, on oublie pourquoi elle a donné sa vie, souvent on l’inquiète en bâtissant notre vie. Elle veut que l’on soit heureux, jour après jour, au travail comme en amour. En ce jour de fête, je lui lève mon chapeau, je lui souhaite beaucoup de repos ainsi qu’une vie heureuse, maintenant c’est à elle d’en profiter.

Ne t’inquiète pas, quand je pleure, je sais que tu es là pour moi, même si je ne te parle pas. Ces silences lourds donnent comme résultat simplement que je ne veux pas te mêler à tout ça. C’est ma vie, j’apprends, c’est ma vie parce que tu me l’as donné et je t’en suis reconnaissant. Même si tu me souhaitais le meilleur du monde, comme un entêté je fonce dans la vie, tête première et rempli de passion. Que mon amour ne me soit pas rendu comme je l’aurais voulu, que mon travail me donne souvent plus d’inquiétude que de certitude, que ma vie d’homme qui s’accomplit est bien remplie, que je ne suis pas foncièrement malheureux, mais plus déçu de ce que parfois reflète mon vécu. Mais ne t’inquiète pas, car tout ce que je sais, c’est un peu toi qui me l’as montré alors cesse de t’inquiéter. La vie est bien faite et ne te prend pas la tête avec ce que j’en ai fait. Mon coeur rempli d’amour guérira un jour, un jour lointain quand le vent aura soufflé cette poussière qui pique mes yeux.

En ce jour d’anniversaire, je ne veux qu’une chose, ce que tu m’as toujours souhaité, ton bonheur! Bonne fête maman, je t’aime beaucoup!








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