Premier

4 12 2011

Être le premier, se démarquer, sortir du lot pour se faire remarquer. Ne pas apporter de réelle différence, sinon que le silence. Être vénéré par des gens qui aimeraient être premiers, être oublié par la masse qui n’en a rien à cirer. Avoir réussi, au dessus de tous ceux qui voulaient la même chose, avoir réussi dans ce que l’on voulait aussi. Être le seul, l’unique, maintenant, pour combien de temps? Être devant, décider, contrôler la masse derrière, dernière. Être le seul, être seul. Atteindre, goûter, savourer, arriver au bout de tout. Atteindre un but, le bout. Ne pas voir autour, ne pas attendre notre tour, ne pas s’ouvrir, souffrir. Ne pas avoir la force, la masse, le groupe. Ne représenter personne, ne représenter que soi, égoïsme par choix. Ne pas s’unir, devenir, ne pas avoir le poids, finir derrière de quelques pas. S’allier à soi, ne pas comprendre pourquoi, s’isoler, devenir seul, penser que c’est bien. Arriver au bout de sa course, au bout de sa vie, être vide, mourir.





Le mouvement

16 08 2011

C’est que lorsque j’ai arrêté que je l’ai aperçu, d’une certaine lenteur, mais toujours présent, le mouvement. Un jour, il a resté que mes doigts qui pianotaient ici et là, allongeant les temps d’arrêt entre chaque répétition, mes mots se faisant plus rares, mes phrases dispersées et mes textes de plus en plus absents. J’ai arrêté ce que je connaissais le plus, tourner en rond, un instant, longtemps, souvent, sans un réel moment de recul comme maintenant qui fait que je comprends. D’un pas devant, derrière, je me suis immobilisé, essoufflé de courir, de pleurer, d’être toujours à la recherche de quelque chose, quelque part, quelqu’un. J’ai regardé de tout coté, simplement pour me rassurer, me rassurer que je recherchais toujours et j’ai continué, lentement dans le temps, comme cette horloge grand-père qui bat le temps de sa cuillère, va-et-vient incessant, derrière, devant, derrière, devant. Mon pied faiblit bien moins rapide que mon coeur qui n’en peut plus. Je ne sais pas si c’est toi qui m’as arrêté ou bien si c’est moi, amer amour et triste amant, qui me suis brûlé quand je me suis trop souvent approché. Peu importe, c’est la vie qui m’emporte, doucement, me disant simplement attend. Attends, ne t’es tu pas regardé un instant? Devant la glace mon coeur de glace prend toute la place, l’espace. La peur qui coule de mes prières bien vaines m’immobilise maintenant, mon regard n’est plus que mes yeux et cette tristesse d’avoir perdu ce que j’avais de plus cher dans tout ce mouvement. Mes mains bougent toujours, je ne suis pas mort, mes doigts toujours remplis de passion tapent doucement des mots qui me rappellent souvent, comme un vent de printemps d’un matin gris où l’on entend la pluie. Comme sur la glace, à ma fenêtre enfin je l’aperçois, lentement se dessinent les contours de la personne que j’avais depuis longtemps perdue. C’est de passion et d’hésitation que mon reflet déambulait enfin. Comme un peu vide, comme un peu clair, je me suis revu enfin, vu sans vouloir me cacher, mais avec une certaine peur d’avancer.





Temps danse: le drame

1 12 2009

D’une simplement phrase c’est créé des questions. Mille et une questions sur cette simple phrase, j’ai une tendance au drame, je ne peux pas dire non, car c’est un peu vrai. Pourquoi? Je n’en sais rien. Je serais bien plus heureux si je focalisais sur ce qui va bien dans ma vie, sur ce que je peux changer si je ne le suis pas, agir, bouger, vivre. J’ai cette tendance extrémiste à aimer me faire des idées, me faire peur à moi même, à l’exprimer autour de moi, à peut-être simplement chercher l’attention avec ces situations que j’envenime de façon exponentielle. Ces jours si, je devrais focaliser sur l’amour que j’ai pour cette douce beauté. Ces jours-ci, je devrais me concentrer à changer ce travail qui me fait suer. Je suis quelqu’un de positif, quelqu’un qui est toujours prêt à aider, quelqu’un de dévouer. Je donne tout ce que j’ai quand j’entreprends quelque chose, toujours fidèle à ce que je suis. J’ai cet inconfort qui revient parfois, comme un nuage noir sur une vie ensoleillée. Les idées s’entremêlent et je reste là, apeuré devant ce que j’amplifie sans raison particulière. Si je regarde ce que j’ai, j’ai beaucoup plus pour être heureux que pour être anxieux. Ma famille m’adore et c’est réciproque. Ma copine est toujours là pour moi, elle m’apaise, me comprend et rie de moi quand je m’emporte soudainement dans ces peurs non fondées. J’aime voir le pire de chaque situation, quand la réalité frappe, j’ai toujours l’impression que c’est moins difficile à digérer. Je me rappelle rarement cette angoisse que je vis, chaque fois que ma tête démarre dans ces idées bien à elle. Je dois changer, je dois comprendre, accepter et continuer à être ce que je suis dans toutes les facettes de ma vie. Aujourd’hui, demain, je compte au moins y porter une attention, d’où cela sort, où cela me mène et je sais que je ne serai pas seul pour enfin changer.





Et le temps repasse

15 10 2009

Et le temps repasse, un fois de plus sous mon nez, celui d’un amour inavoué, d’un désir de connaitre, d’un désir de renaitre. Et le temps passe et laisse sur ma carcasse une pointe de plus dans mon dos, sur mon torse où il ne restait presque plus de place. Sur mon dos ou sur mon cou, où les marques profondes sont plus présentes que les souvenirs de baisers tendrement déposés. Un ruisseau d’eau salé sur ma joue fraie son chemin, larme d’ennui ou de chagrin, qu’elle est la différence, tant de larmes ne réussiront pas nécessairement à guérir toutes mes plaies. J’use mon coeur à d’autres fins que celle qui lui serait profitable. Je ne sais comment tout cela fonctionne. Je ne sais comment apprivoiser les battements superposés et asynchrones de mon coeur qui perdent lentement leur sens. Je me crée doucement de fausses illusions de bonheur qui cache lentement mes rêves les plus profonds. À quoi je joue? De qui je me joue, sinon que de moi, à force de me mentir, je finirai délibérément par me croire. Et le temps repasse sous mon nez, une fois de plus, laissant sur mes lèvres un goût salé et un arrière-goût amer qui ne me rappelle pas la mer. Des traces blanchâtres sur mes joues rappelleront dans quelque temps que le passé existe toujours, mais qu’il n’a plus la même consistance, car j’en ai conscience. Et le temps passe et repasse, ce que tu souhaites, tu n’es pas prête à le recevoir, que j’aie fait le ménage de tous mes tiroirs, aujourd’hui le temps n’a rien changé, c’est moi qui me suis transformé, qui me suis consolé. Si aujourd’hui, d’homme en armure je suis passé à la nudité, accroché mon bouclier pour simplement vivre, sentir et désirer cette vie encore une fois. De toi, je ne peux me lasser qu’en acceptant ce que moi même j’ai peut-être instauré. Mes paroles sur mes paroles, j’accepte, les mots sur mes pensées un mur ne peut plus traverser. Paisible, j’écoute, j’attends et ne crois plus au temps. Je suis bien, mais sur mes talons je crois que je devrai tourner. Car le temps passe et repasse e rien ne se passe, c’est à moi à trouver ma place.





Écrire par finir d’écrire

1 07 2009

Je ne sais pas quoi écrire mais j’en ai envie, je sais que ça déborde souvent dans n’importe quel sens et je prends une chance. La musique de Mùm qui tourne en boucle depuis deux bonnes heures je réfléchis. Je pense à tout ces textes que j’ai écrit, que je n’ai pas complété, que je n’ai pas fini de retaper…combien de textes? Je ne sais plus, si je fais l’inventaire de ce que j’ai de fait, de taper, comptant tout les textes à date tapé, j’ai plus de 250 textes de fait, certain terminés, d’autre en cours. Dans ces textes c’est rempli de sentiments, je ne sais même plus où jeter l’encre pour avancer dans une quelconque direction. J’ai choisi un texte, je m’étais dit non, je dois tout retaper, mais je me suis lancé à la poursuite de lumière, d’un livre sombre découlant d’une histoire où j’ai sombré, je parcours les yeux mouillés chacune des phrases que j’ai composé dans le passé. Les larmes simplement pour l’évacuer de mon système, simplement parce que je me mets en face de ce miroir que j’ai retourné simplement pour enfin me voir, de haut, de coté, de près. Je suis en train de m’expliquer à moi même ce que j’ai vécu simplement pour me rappeler, simplement parce que le temps ne passe jamais assez vite quand on le veut et le contraire quand on voudrait qu’il s’arrête. Je vais bien, ma tête contrôle mon coeur, le protège en fait, le temps qu’il guérisse complètement. Je regoûte doucement à la vie et ne contrôle pas mes envies, je les écoute et me rend compte qu’elles me sont plus propre, plus axées sur le futur. Je ne peux plus ou ne veux plus que profiter du temps qui passe, j’ai blessé des gens et me suis fait blessé, comme le pendule tranche le temps de façon égale, j’ai gouté à une médecine irréfléchie, le temps simplement de me rendre compte, de me rendre compte que même si dans ma vie, y a toujours moi qui compte, je dois simplement considérer l’impact d’un simple baiser.

J’ai dans ma vie rien regretter, je suis juste conscient de ce que j’ai fait ou dit dans les dernières années et prend conscience que j’ai pu blesser ou décevoir. J’aime blâmer le temps dans ces occasions, le temps brut, pas celui qui se lit, celui qui se vit, celui qui fait qu’aujourd’hui je peux me dire qu’avant ça c’est passé et qu’après on verra. Celui qui me dit simplement qu’aujourd’hui passera et que je peux simplement le regarder ou l’accompagner. Je me suis toujours dit que je ne croyais pas aux excuses (ma mère aime pas ça quand je dis ça) simplement parce que si on regarde de façon générale, on s’excuse pour des choses qu’on a voulu ou des choses qu’on n’est en fait pas responsable. On met sur le dos de l’alcool, du temps, du vent tant de chose que l’on n’est en fait pas prêt à porter. Assume, ne t’excuse pas trop vite et prend le bagage que te laisse tes expériences, les bons cotés ainsi que les mauvais.

À celle qui me lit encore peut-être aujourd’hui, qui m’a un jour écrit sur l’amour muet à ma demande parce que l’on tait bien trop souvent nos sentiments,  j’aimerais dire que je ferai mon texte, simplement des années de retard, simplement pour expliquer que le temps passe et tasse ce qui a pu être exister vécu ou qu’on aurait aimé autrement. Je sais que je l’ai blessé, je ne sais pas si elle sait que ce fût réciproque et qu’aujourd’hui on se retrouve avec un passé qui restera peut-être toujours aussi lourd… mais qui nous sert probablement déjà dans notre vie de tout les jours…

À suivre…





Un dimanche à l’épicerie…

4 05 2009

C’était dimanche, hier, après une journée bien reposante à me remettre d’une fête la veille. J’ai déjà entendu qu’on pouvait rencontrer la femme de notre vie à l’épicerie. C’était un dimanche ensoleillé…

Je crois que j’ai mis ce texte qui n’était pas fini dans une publication. Je n’ai pas rencontré la femme de ma vie, je trouvais drôle surtout de sortir dans un bar sans alcool qu’était l’épicerie. Étais-je vêtu de façon adéquate pour m’y trouver? Il était 17h00 et c’était rempli de gens de 25-30 ans.

J’ai ramassé mes trucs et j’ai quitté, je suis tanné de sortir dans les bars!





Le passé imprimé

29 04 2009

Le temps passe, les choses change. J’ai reçu dernièrement un courriel de La Presse qui m’offre en format intégral mon journal en format numérique de la sections A à la section Sport que je ne saurai plus obligé de recycler de manière automatique. Je me dis à premier abord que c’est enfin une idée intelligente à voir écologique et me voici pris d’un énorme Flashback de mon passé, toutes ces années où j’ai moi même passé ce genre de bout de papier.

Déjà qu’à mon époque cette tâche de ce réveiller à 5h30 le matin pour allez passer des journaux était assez difficiles, elle avait le bien fait de former le caractère, le coté responsable et venait avec ça la gestion d’un budget parce que passé 50 journaux me donnait environ 70$ par semaine, pour un gars de 9 ans ce n’est quand même pas si mal. Bon ok pour le budget j’ai échoué avec succès en profitant de chacun des petits dollars que je possédais. Avec le temps j’ai développé un service à la clientèle hors pair qui me sert encore aujourd’hui. De nos jours, c’est des personnes plus âgées, aussi appelé adultes, qui passe les journaux. Je ne sais pas si c’est la rapidité d’exécution et volume de livraison qui influence. C’est vrai qu’en voiture c’est toujours plus rapide plus polluant mais en même temps efficace.

Cette nouvelle de journal complètement numérique, ça sauve bien des arbres je l’avoue, des arbres et de l’essence car si on arrête d’imprimer on aura plus besoin de livrer, donc plus de livreur, moins d’essence utilisé, moins de papier, tout ces moins donne un gros plus, j’ai manqué quelque chose de mes mathématiques  moi. Un jour peut-être je raconterai ce premier métier à mes enfants qui était camelot. Peut-être un jour ça deviendra aussi une espèce de légende, un mythe bien réel qui fait de moi ce que je suis aujourd’hui en certaine partie.

L’impact est grand dans les décisions où les vrais seuls gagnants sont ceux qui empochent le papier.





Rêve d’exister

12 03 2009

Je martèle de moins en moins ces lettres qui me semblent loin. D’un air hagard, je dispose d’autant de mots mais leur agencement sonne faux. Comme les notes d’une mélodie jouée au hasard sur ma vie, je reconnais parfois l’air mais n’ai simplement pas de vue d’ensemble, de cet ensemble que j’ose au moins imaginé. J’ai l’impression de jouer à l’envers de moi, entre ce que j’ai et ce dont je rêve, encore une fois. Mes pas clairs ne sont que mis en ligne les uns derrière les autres pour aboutir devant des lignes pas claires. Le réel touche l’irréel de si près présentement, comme jamais, une courte distance, un pas. Mon travail versus ce que j’aimerais faire, la femme de ma vie versus celle dont je rêve. À cheval sur mes frontières je réfléchis entre rêve et réel car le concret enlève tout espoir au rêveur et le rêve tout bonheur au réaliste. Seul le temps incertain aura raison de moi. Seul le vent sur mon chemin me poussera où je dois être car le rêve n’est pas un choix sur lequel je peux m’appuyer pour continuer avancer. Il n’y a que moi qui peux donner du sens à ce que je vis, même si ce sens n’existe que pour moi. Cette douce perception me regarde de ces yeux noirs, me sourit et repart, ne laissant place qu’à un soupir juste avant que j’inspire, par mes mots son odeur laisser dans mon bureau.





Enfin… Je rêve!

22 12 2008

Cette matinée je l’apprécie plus que tant d’autre car une des façons de m’inspirer c’est bien le rêve, le vrai, celui que l’on fait la nuit quand on dort. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas réveillé en savourant un rêve un peu troublant ou j’y ai vu des événements d’un absurde impossible. Tout le weekend j’ai rêvé, j’ai juste l’impression que je me repose enfin, que je prends le temps de me réveiller, que je dors de façon plus paisible. On ne se souvient pas souvent de tout dans nos rêves, soit que je passe de la personne que j’ai aimé où c’était comme avant, mais moins troublant, en retournant à la maison en planant au dessus des trottoirs, je rencontre le frère de mon père qui semble avoir aucune idée de qui je suis, à la maison je trouve mon ami d’enfance qui avec une collègue hispanique rédige un texte en français, coupe la musique qui jouais pour mettre du Shakira. On perd des bouts, mais le tout reste un monde délicieux rempli d’inconscient qui se mélange. N’est-ce pas la meilleure façon de créer l’absurde que de faire des liens entre des gens et des événements qui ne devrait pas exister. On devrait faire attention à nos rêves, tenter de s’en souvenir le plus possible car c’est une des seule porte ouverte sur le subconscient. J’adore le rêve et il me semble que de m’en souvenir enfin me dise simplement que je vais bien. Quand mon coeur balance entre le plaisir et la tristesse, je veux allez dormir simplement pour que mes pensées ce nettoient de tout éléments externes. N’avez vous jamais réalisé que vous rêviez dans un rêve, un bref instant de conscience dans ce monde d’inconscient, parfois assez long pour inter agir dans ce rêve dans lequel on se trouve? Si cet instant de conscience est possible, ne peut-on pas explorer ce monde d’inconscient pour retrouver certains trucs peut-être caché dans notre mémoire? J’ai déjà tenté l’expérience, j’aime explorer ce monde, mais ce que je vous dirais, c’est que je me suis épuisé au bout d’une semaine à tenter de le faire, mais j’y crois toujours, il faudra que je recommence ceci un jour, simplement parce que je crois qu’on a en tête tout nos souvenirs enregistrer et cacher quelque part. Cette histoire est donc à suivre!





La courbe du bonheur

18 12 2008

C’est drôle, je viens de remarquer que WordPress me créait de son plein gré une courbe du bonheur.

Happiness

Happiness

Et pour la bonne compréhension de tous, voici quelques explications. Cette courbe contient des hauts et des bas qui varient en fonction des jours. Ces hauts et ces bas correspondent à l’achalandage sur mon blog à chaque jour. Plus je suis triste plus je suis inspiré, donc plus la ligne monte plus je suis triste et inversement pour le bonheur. Je dois avouer ce graphique comme paradoxal car je dois dire que j’aime écrire, même si souvent je ne suis inspiré que lorsque j’ai le coeur qui déborde faisant monté la marée de mes yeux. J’aurais peut-être dû appeler ce graphique “Life” plutôt que “Happiness” mais bon, c’est ma vision des choses, maintenant au moment où j’écris.








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