Fantasia : Champion

3 09 2018

Du bonheur coréen, une comédie légère, mais ça devrait toujours être ainsi la comédie. Champion (Chaem-pi-eon pour la prononciation, merci à IMDB), c’est l’histoire d’un gros et grand gaillard, Mark (Dong-seok Ma), qui est un Coréen en Amérique qui décide de retourner en Corée du Sud pour un tournoi de bras de fer et par le fait même partir sur les traces de sa soeur, le tout aider par (Kwon Yul), son ami de toujours qui possède quelques dépendances au jeu et lui attirera plus de problèmes qu’autre chose.

Il était tard lors de ce film, je ne pensais pas rester, j’ai eu beaucoup de plaisir. C’est très drôle, un peu burlesque par moment, de l’humour un peu à ce feu Bud Spencer où le coté imposant du personnage de Mark apporte toujours des situations très comiques. L’histoire de Yong-wan Kim est bien ficelée et amène autant dans la comédie pure que du côté touchant et un peu cheezy, mais pas trop. C’était un très bon film que je recommande si vous avez envie de rire et d’avoir un bon moment, en espérant qu’il soit disponible près de chez vous!

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Fantasia : Mon garçon

3 09 2018

Mon garçon, troisième film que j’ai vu, je m’attendais un peu à cette histoire, j’avais hâte de voir si du nouveau serait apporté. En bref, cette histoire de Christian Carion et Laure Irrmann raconte l’histoire de Julien un père absent (Guillaume Canet) qui a perdu son fils et qui part à sa recherche, le tout dans une paranoïa plutôt intense qui l’amène à faire des choses qu’il n’est même pas en mesure de regretter dû à la peine qu’il a d’avoir perdu son fils.

Le film malgré le manque d’éléments nouveaux est divertissant et réussit à maintenir notre attention. Je l’ai trouvé un peu prévisible, mais l’action qui venait restait tout de même agréable à voir. Le personnage de Julien est brillamment joué et c’est surtout lui qui mène l’histoire. Sa folie paranoïaque devient par moment un élément humoristique au film et allège le sujet un peu lourd qu’est le kidnapping.

Pour les amateurs de suspense, c’est tout de même un film intéressant, pour les amateurs de sensation un peu plus forte, je suggère plus d’aller vers Les 7 jours du talion qui est sur le même thème.





Fantasia : La nuit a dévoré le monde

22 07 2018

Quoi de mieux qu’un vendredi 13 pour aller voir un film de zombie. Parce que La nuit a dévoré le monde, c’est un peu ça. Ce film français de Dominique Rocher change un peu des films de zombie traditionnel. Sam (Anders Danielsen Lie) se réveille après un petit incident dans une fête chez son ex-copine dans un appartement où il n’y a plus trace de vie. Il découvre bien vite qui est le seul survivant dans un Paris cette fois ci sans brume. Comme dans tout bon film de zombie, on parle de survie, mais comparée à beaucoup de films du genre, Sam décide lui de s’isoler et de rester dans cet immeuble en gérant ses ressources pour vivre le plus longtemps possible.

Plus une comédie qu’un film d’horreur, ce film reste intéressant par sa différence. Les blagues tout au long du film apportent un peu de légèreté dans ce film qui traine parfois en longueur. À un moment dans le film, j’ai fait la comparaison entre ce film et Cast Away, où notre protagoniste se ramasse avec sa solitude et un équivalent de Wilson qui prénommera Alfred. Sa quête pour combler ses besoins primaires apporte à tout moment des situations plutôt comiques. Sa recherche de se divertir et de ne pas rester seul apporte un certain charme au film. Pour ceux qui s’attendent à des courses folles à se sauver des zombies sans être capables de reprendre son souffle, elles sont assez rares, mais tout de même efficaces. Si vous regardez la bande-annonce, elle est très trompeuse par rapport à l’ambiance du film, mais il en vaut quand même le détour.

Bande-Annonce





Fantasia : Dans la brume

22 07 2018

Mon aventure Fantasia cette année se résume à 31 films en 20 jours. Coup de tête, coup de théâtre, coup de chaleur parce que c’est tout de même intense après une journée de travail d’aller voir entre 1 et 3 films par soir. Je le fais tout de même, je tiens la route, je suis le compte jusqu’à maintenant à part une journée manquée pour un petit mal de dos, je tiens la route, il reste 11 jours et je vous fais part de quelques-uns des films que j’ai vus.

Le Festival a commencé avec Dans la brume, film de Daniel Roby, connu pour ses films, Louis Cyr, Peau Blanche et Funkytown. Ce film avec Romain Duris (Mathieu) et d’une Bond Girl, Olga Kurylenko (Anna) et Fantine Harduin (Sara) raconte une histoire de survie, celle de la petite fille du couple séparé, aux prises avec une maladie génétique qui doit vivre dans une bulle, isolée de tout ce qu’on pourrait appelé une vie normale. Jusqu’ici ça pourrait aller se dit-on, mais non, suite à un tremblement de terre Paris se couvre d’un gaz toxique qui monte jusqu’au troisième étage des immeubles, et ce, sur toute la ville. Bien sûr, pour faire simple, le courant manque aussi et la jeune Sara vivant au 2e avec sa mère se retrouve piégée dans sa bulle de verre quand ses parents doivent visiter les voisins, non par choix, mais par obligation de survie. S’en suivra les péripéties que l’on peut s’imaginer, car la jeune fille prise dans sa bulle qui lui permet de respirer, est alimentée par des piles, elle risque sa vie d’une heure à l’autre et ses parents feront tout pour la sortir de ce pétrin, car la brume elle, continue à montrer lentement d’heure en heure.

L’histoire est quand même bonne, le jeu de Romain Duris supporte quant à moi ce film. Les images d’un Paris brumeux sont vraiment intéressantes aussi. La beauté de ce film, est aussi dans le titre, parce que la brume reste tout au long du film, autant au sens propre que figuré. Ne vous attendez pas à avoir toutes les explications des pourquoi dans ce film, vous resterez dans la brume. Ceci dit, ça n’enlève rien à l’histoire de laisser planer un peu le mystère. Le punch final qui n’est pas banal fait qu’on finit avec un petit sourire en coin. C’était une bonne entrée en matière comme début de festival. Une bonne dose d’action, de suspense et de brouillard.

Bande annonce





Chercher le trouble

22 07 2018

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? J’ai payé plus de trois cents dollars pour me faire démolir la gueule, je ne me suis même pas rendu au dernier round. Il m’a fallu seulement le 13e pour que je le sente profond, une boule dans la gorge, de l’eau dans le coin des yeux, un punch directement là où ça fait mal. Je le savais un peu avant même de me lancer dans l’expérience. Si j’avais à en choisir un, ça aurait été celui-là, celui-là même du pourquoi j’étais là, parce que c’est toi qui m’y as mené quelque part. J’ai quand même décidé de le faire, par nostalgie, par masochisme, par inconscience, pour prendre conscience. J’ai manqué partir, pour pleurer en boule dans un coin, mais je suis resté là au grand soleil à me calmer, à tenter de reprendre mon souffle, tenter de me convaincre que j’avais fait la bonne affaire. La bonne affaire… relativement j’ai surement raison, sur le coup, quel coup! J’ai voulu être sûr de mon coup, j’ai pris 31 représentations en 20 jours, rien de moins, que du bon cinéma sinon, que la fille qui se transforme en sirène, t’aurais vraiment aimé, plus pour la forme que pour le film. Les douze premières fois, je t’ai cherché du regard, à travers la foule, dans les avants, les pendants ou les après-représentations. La 13e fois je savais que c’était elle là, ça avait tellement de sens, je savais même d’où tu arriverais, c’est toi qui m’avais montré le chemin. Quand je t’ai vu, le bonheur s’est transformé rapidement de joie, à malaise pour finir en tristesse. T’étais pas seule, qu’est-ce que je croyais. J’ai toujours été un grand rêveur, celui qui s’accroche trop longtemps pensant que ça va changer. L’éternel positif, qui voit le bon derrière chaque personne, qui se pète la face dans le mur pour les mêmes raisons. Je t’ai toujours voulu heureuse, j’espère que tu l’es maintenant, semble que je ne t’aimais pas comme tu le voulais, c’est un peu comme ça dans la vie, on s’attend toujours à quelque chose de différent, on s’autoconvainc que c’est une bonne idée, quand on recule, on pense encore que c’est une bonne idée. Du moins moi j’y crois. Je me suis rendu compte d’une chose, que même si je pense tous les jours à hier, que je fais du bruit pour me rendre compte d’aujourd’hui, je sais que demain ça passera, ça toujours passé, là c’est juste que je n’étais pas rendu là, ça m’a pris par surprise. C’est quand même moins cher qu’une thérapie que d’aller voir des films pendant 20 jours.





On se manque

6 05 2018

On se manque toujours, par le hasard des choses, par habitude ou par conséquent. On se manque toujours, d’un poil, de cheveux, d’une seconde. Je trouvais drôle qu’on se manque tant, car quand je te manque, tu me manques terriblement. J’en finis même par mélanger les concepts qui deviennent un peu flous avec le temps. N’être pas arrivé à temps ou être parti trop tôt. Simplement éviter, connaitre, savoir pour m’assurer d’être ou ne pas être là. Toi quand tu me manques c’est pas pareil, on dirait que tout tourne autour de moi, pas par égoïsme, mais par amour.

Amoureuse… dans amoureuse, je n’existe pas, tu es amoureuse de moi, mais je n’ai rien à y voir. Sinon peut-être que le nom, l’idée que l’on se fait, mais je ne suis pas dans l’équation. C’est sans égal, sans être négatif ni positif. C’est réaliste, mais pas vraiment réel, ça existe, mais ça ne compte pas. On est l’idée projetée d’un concept un peu flou qu’on a appelé l’amour quelque part où on ne savait pas comment exprimer ce que l’on ressentait, quelque part où l’on croyait bien faire, et pas mal faire, bien… mal. Certains détruisent, d’autres s’inventent, chacun tente de faire différent, de faire vrai, de faire son possible pour être heureux. Concept que j’ai perdu un peu avec le temps, heureux… malheureux, aucun des deux. Je suis satisfait, insatisfait, je suis drôle, je suis triste, je suis seul… mais heureux qu’est-ce que c’est?

Je suis fatigué de manquer de toi, de tout, de nous. J’empile les souvenirs, les secondes qui passent à travers la poussière, le silence et la solitude. Je regarde mes projets de haut, mais c’est eux qui m’ont dépassé. Je suis dépassé, je vois tout trop grand, trop vaste, j’ai le vertige. Je perds l’équilibre, sur le fil, sur la corde raide. Au moment où je n’y crois plus, un message sur mon téléphone, rassurant quelque part, je sais que quelqu’un veut la même chose que moi même si on ne se rejoint pas. Je suis l’éternel optimiste qui s’accroche à la petite portion d’humanité qui reste tant bien chrétienne, mais qui me rappelle une chose, la valeur de mes valeurs, l’amour d’un rêve qui s’est estompé trop vite, mais qu’au fond de moi, je continue à caresser.





Je t’ai cherché

26 03 2018

Je t’ai cherché sans le savoir vraiment. Je t’ai trouvé par hasard, d’un premier regard. Tu ne me regardais pas, du moins pas en même temps, la magie de cette vitre qui nous séparait. Puis je t’ai aimé, beaucoup, tout d’un coup, au complet, en un instant, sans vraiment me demander pourquoi, seulement parce que je le savais, comme chaque fois, je me trompe rarement. Je le sais, simplement parce que je le sens, c’est comme ça. Je n’ai rien demandé, parce que je demande rien, je me satisfais, simplement parce que c’est moins difficile après, quand le temps passe, quand le temps casse. Je n’ai pas vu venir ce coup-ci, ce coup-là dans la gueule, je n’ai pas compris ce qui s’est passé, j’ai attendu, encore et encore, que tu reviennes… sans nouvelles. Je ne t’ai plus cherché, je savais que t’existais, quelque part. J’ai juste attendu, encore et encore, jusqu’à se que mon corps se détériorise, espérant que ce serait ma mémoire qui flancherait en premier, ou mes pores qui ne cessent de te réclamer, mais ça n’a rien donné. Le temps ne fait que le prendre trop souvent. Il me laisse las à chaque fois. Il me fait me questionner sans arrêt. Puis je finis toujours par y comprendre pourquoi je t’ai cherché, sans vraiment le savoir, pourquoi je t’ai laissé filer, sans que je puisse serrer les doigts assez fort pour te retenir encore.