Que toi

14 10 2016

« C’est juste qu’on ne se ressemble plus, depuis si longtemps, depuis si longtemps ». J’ai pleuré sur ces paroles, l’impression d’entendre mon histoire, notre histoire. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais jamais comment c’est arrivé. La distance, elle arrive quand on la laisse s’installer, quand on la laisse prendre sa place. Elle prend ses airs, le mien en même temps, elle m’étouffe complètement. Je ne l’ai jamais laissé arrivé, du moins j’ai essayé, chaque petit moment où je le pouvais, une pensée sortie de nulle part, juste parce que dans ma tête il n’y avait que toi qui prenait l’espace possible. Peut-être ne m’ai-je pas laissé assez de place, peut-être m’ai-je oublié. Peut-être ma place je la voyais près de toi. J’ai tenté d’écouter, d’écouter tes silences, ton besoin d’être seule, de plus en plus présent, de plus en plus sans moi. Je t’ai laissé partir avec la distance, je me suis trompé, de route, de chemin, d’idée ou sur tes intentions. Aujourd’hui la distance creuse de plus en plus, comme un canyon avec le temps, comme cette distance que l’on prend par rapport aux autres planètes déjà à des années-lumière de la nôtre. Pourquoi moi, tu ne m’es jamais revenue, j’ai pu attendre, j’ai cru attendre si près de toi. J’ai juste voulu être ce que tu voulais que je sois. Je suis devenu fade, insipide, sans odeur et sans histoire. J’ai cru passé un mauvais quart d’heure, à m’oublier dans l’alcool, à nous oublier, un nous qui n’existe plus, depuis si longtemps déjà. Il n’y a que toi, le reste ne m’intéresse pas, ne m’allume plus, ne me parle pas. Tous les silences rassembler faisant un grand bruit en moi, résonnant sans cesse, je n’ai même pas chercher ma méthadone, mon fix, mon envie d’être pour quelqu’un ce que j’ai peut-être déjà été pour toi. Je suis triste, pas malheureux. Je suis déçu, pas fâché. Je ne sais pas ce qui me manque le plus. Je n’ai pas de place pour l’amour anymore. Je ne cherche plus anywhere. Mes pas me rapprochant de chez moi me rappellent la solitude, le bruit de mes pas seuls dans cette rue. Les bruits dans ma tête qui m’encourage à fuir, puis à m’accrocher, puis à tout laisser tomber. Je ne sais pas par où recommencer, je ne sais plus qui je suis. Je ne me ressemble plus, depuis si longtemps…

 

Inspiré par:Louise attaque – Il n’y avait que toi





La nature

13 02 2012

Froid, mais soleil, lundi, mais fini, cette journée n’en est qu’une autre de passée. Quelle journée, remplie de rien et de tout, remplis d’un esprit un peu flou, incompréhension de ce qui se passe vraiment, mais tout semble couler doucement. Je n’ai vraiment rien à rajouter, j’ai posté une petite histoire qui dormait sur le portable, j’en ai d’autres encore. Je me cherchais simplement un prétexte pour partager ceci, je suis pas trop bon dans les introductions, alors les voici… ah oui! j’oubliais, ce soir je marchais, c’est ce qui jouait, le monde peut bien attendre quand j’entends ceci, ou que je n’entends pas cela… Moi j’aime ça…

 





Je ne sais pas

5 02 2012

C’est un matin gris dans ma tête et pourtant bien clair dehors, il faudrait peut-être que je sorte, déplacer l’air, la lumière. Je ne sais pas de quoi sera faite cette journée, de mots, de maux, pour sur car c’est déjà là. Je ne sais pas ce que la vie me réserve, doucement elle se joue de moi, attentive au moindre de mes mouvements. Le café, la musique, le vague à l’âme et toi. Je ne sais pas où tu es. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, je suis arrivé là. Je ne sais pas pourquoi ça tourne comme ça, mon corps sans alcool subit tout de même cette rotation sur le même axe qui me donne ce mal de tête. Je ne recule pas, je n’avance pas, statique je tourne sur mon axe. J’ai un sens sans vraiment en avoir, à force de tourner est-ce que je fais que le temps passe, plus vite, dans l’espoir d’un demain différent. Je ne sais pas pourquoi tout ça. Le surréalisme de ce que je vis me lève un peu le coeur, ne pas pouvoir vivre tout ceci à fond, être obliger de mettre ce petit bonheur de coté, d’attendre que par la pluie il soit délavé, qu’il n’existe plus qu’en traînée multicolore. Le multicolore, c’est un peu comme les souvenirs, on reconnait le fond, mais pas nécessairement la forme. Je ne sais pas combien de temps (et sonne la chanson de Stephan Eicher dans ma tête), il me faudra pour cesser de penser à toi au hasard des jours. Je ne sais pas ce que c’est tout ça… mais je sais que je suis, saoul de toi.

En prime… Stephan Eicher « Combien de temps »

L’ombre de mes cils un seul regard
L’ombre de mes cils comme un rempart
Le plaisir facile les amours d’un soir
Meurent d’un oubli subtil dans le nœud d’un foulard
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois, je bois
Et je suis saoul de toi, saoul de toi

L’ombre de mes cris flèches invisibles
L’ombre de mes cris comme une cible
Les mots inutiles sourires illusoires
À vos questions futiles, je réponds au hasard
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois, je bois
Et je suis saoul de toi

Ces jours-là j’ai de la peine
À vivre loin loin de toi
J’ai de la folie plein les veines
Je bois, je bois et je suis saoul de toi
Combien de temps
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois, je bois et je suis saoul de toi





Désormais

24 05 2010
Simplement parce que c’est un grand maître des mots…
Désormais
On ne nous verra plus ensemble
Désormais
Mon cœur vivra sous les décombres
De ce monde qui nous ressemble
Et que le temps a dévasté
Désormais
Ma voix ne dira plus je t’aime
Désormais
Moi qui voulais être ton ombre
Je serai l’ombre de moi-même
Ma main de ta main séparée

Jamais plus
Nous ne mordrons au même fruit
Ne dormirons au même lit
Ne referons les mêmes gestes
Jamais plus
Ne connaîtrons la même peur
De voir s’enfuir notre bonheur
Et du reste désormais

Désormais
Les gens nous verrons l’un sans l’autre
Désormais
Nous changerons nos habitudes
Et ces mots que je croyais nôtres
Tu les diras dans d’autres bras
Désormais
Je garderai ma porte close
Désormais
Enfermé dans ma solitude
Je traînerai parmi les choses
Qui parleront toujours de toi

Jamais plus
Nous ne mordrons au même fruit
Ne dormirons au même lit
Ne referons les mêmes gestes
Jamais plus
Ne connaîtrons la même peur
De voir s’enfuir notre bonheur
Et du reste désormais

(c) Charles Aznavour





Le temps qui passe

9 05 2010

Le temps qui passe laisse sa trace, comme des pas sur la neige que le vent soufflera ne laissant que des traces au sol. Des fois, on ne comprend pas trop pourquoi les choses tournent ainsi, avec le temps, j’ai compris… Mais pourquoi choisir des mots qui sont déjà écrits, lorsque l’inspiration n’arrive que par respiration et que l’on se reconnaît dans chaque histoire?

I Love you but Goodbye! (c) Langhorne Slim

Why did you come?
You can’t stay forever
How could you leave me all
alone on this Earth

Who was I before you?
I can’t remember
Why couldn’t I have been the one to
Leave here first?

I love you but goodbye
I love you but goodbye

No words of wisdom
Can make me feel better
I’m having hard days and I
Curse the night

Maybe I’ll fly far away
Just to forget her
Perhaps I’ll stay right where I am and
Get on with my life

She said I love you but goodbye
I love you but goodbye
A bird with clipped wings
can still sing but can no longer fly

What am I here for?
Who makes the decision?
For every beginning
There must come an end

I want to thank you darling
For all that you’ve given
I want to thank you, thank you
For being my friend

She said I love you but goodbye
I love you but goodbye
And I love you but goodbye

A bird with clipped wings can still sing but can no longer fly





Serre moi (en loop)

29 04 2010

Et oui, depuis quelques jours je passe et repasse cette chanson de Tryo… Simplement parce qu’elle parle, me parle, me console, me caresse doucement la tête en me disant que tout ira bien… Le coeur lourd d’un temps qui passe comme une bonne bière fraîche. Dégustez…

2010-05-04: Ajout du clip à la fin! 😉

Embrasse-moi dessus bord
Viens mon ange retracer le ciel
J’irai crucifier ton corps
Pourrai-je dépunaiser tes ailes
Embrasser, te mordre en même temps
Enfoncer mes ongles dans ton dos brûlant
Te supplier de me revenir
Et tout faire ô tout pour te voir partir

Viens ! Emmène-moi là-bas
Donne-moi la main que je ne la prenne pas
Ecorche mes ailes envole-moi
Et laisse-toi tranquille à la fois

Mille fois entrelaçons-nous
Et lassons-nous même en dessous
Serre-moi encore serre-moi
Jusqu’à étouffer de toi

Il y a des salauds
Qui pillent le cœur des femmes
Et des femmes qui n’savent plus trop
D’où l’amour tire son charme
Papillon de fleur en fleur
D’amour en amour de cœur
Ceux qui n’ont qu’une étoile
Ou ceux qui brûlent leur voile

J’aime tes larmes quand tu aimes
La sueur, le sang rendons-nous amants
Qui se passionnent et qui saignent
J’aime quand mon écorché est vivant
Je ne donne pas long feu
A nos tragédies, à nos adieux
Reviens-moi reviens-moi
Tu partiras mieux comme ça

A force de se tordre
On en finirait pas se mordre
A quoi bon se reconstruire
Quand on est adepte du pire
Malgré nous malgré nous
A quoi bon se sentir plus grand que nous
2 grains de folie dans le vent
2 âmes brûlantes
2 enfants

Il y a des salauds
Qui pillent le cœur des femmes
Et des femmes qui n’savent plus trop
D’où l’amour tire son charme
Papillon de fleur en fleur
D’amour en amour de cœur
Ceux qui n’ont qu’une étoile
Ou ceux qui brûlent leur voile

Embrasse-moi dessus bord
Viens mon ange retracer le ciel
J’irai crucifier ton corps
Pourrai-je dépunaiser tes ailes
Embrasser, te mordre en même temps
Enfoncer mes ongles dans ton dos brûlant
Te supplier de me revenir
Et tout faire pour te voir partir

Viens ! Emmène-moi là-bas
Donne-moi la main que je ne la prenne pas Ecorche mes ailes envole-moi
Et laisse-toi tranquille à la fois

Mille fois entrelaçons-nous
Et lassons-nous même en dessous
Serre-moi encore serre-moi
Jusqu’à étouffer de toi
Serre-moi encore serre-moi
Jusqu’à étouffer de toi
Serre-moi encore serre-moi





Sous la pluie

7 02 2010

Qui sommes-nous pour juger de la vie des gens?
Reste à savoir si on se juge aussi sévèrement!
J’peux pas vous dire que j’comprends comment elle se sent
J’peux juste m’offrir comme béquille pour un instant

Quand elle crie au milieu de la nuit,
Elle n’est pas toute seule, elle crie aussi pour lui
Et cette cicatrice qui sillone son coeur
Elle la fait frémir, quand doucement je l’effleure

Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Souvent c’qu’on essayait d’bâtir
Et le temps qui passe et le temps qui casse
Les illusions qui se laissent mourir
Et qui sommes-nous pour juger?

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Oh! sous la pluie, on a peur du destin
Oh! dans la vie, on comprend jamais rien
Sauf qu’on a froid quand on est sous la pluie.

Qui sommes-nous pour juger de la vie des gens?

Quand elle s’approche et s’appuie doucement,
Je sens les reproches et je sens son tourment…
Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Mais il faut vivre avec ses souvenirs
Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Mais il faut arrêter d’se punir
Et qui sommes-nous pour parler?

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Oh! sous la pluie, on a peur du destin
Oh! dans la vie, on comprend jamais rien
Sauf qu’on a froid quand on est sous la pluie.

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Et même la nuit, y’a l’espoir du matin
Oh! dans la vie on, comprend jamais rien
Sauf qu’on peut pas rester sous la pluie.

(C) Vilain Pingouin