À qui tu mens?

27 03 2017

À qui tu mens? Oui c’est à toi que je parle. Toi qui es quelqu’un et personne à la fois. Toi qui es tous, mais qui ne te reconnais pas, peu ou jamais. Je te croise partout, au travail, dans la rue, dans les bars. Je te vois partout, garçon, fille, c’est vraiment sans importance. Je te vois, te rencontre depuis que j’ai l’âge de me souvenir qu’un couple existe, depuis l’âge d’être allumé par le couple, depuis l’âge que je rêve de rencontrer la femme de ma vie, juste une, une seule. Le temps avance, 25 ans depuis le début de ce que je me souviens, surement plus, mais je trouve que c’est un bon départ. Je me questionne sur ce que je fais pour ne pas que ça marche, je ne suis pas moche, je ne suis pas croche, je ne suis pas celui-là qu’elle cherche. Je suis l’autre, celui d’en attendant. Je suis brillant, allumé, peut-être un peu trop là par moment pour l’autre. Je suis un passionné, j’aime faire pour l’autre tout ce qui est en mon pouvoir pour la faire sourire. Je me suis peut-être cultivé un plant d’amertume depuis ce temps. Un plan d’amertume silencieux, qui s’accroche dans ce que je suis, qui grandit, où je ne parle jamais, comme si c’était tabou, depuis le début. Au début c’était comme ça, moi j’étais là, une troisième roue qui suivait, je ne sais même pas pourquoi je suivais. Jeune, j’ai toujours eu peur qu’on ne m’aime pas, qu’on me laisse pour contre, alors l’opportunité faisait que je suivais. J’ai suivi dans cette maison où je te perdais toi et ta copine, celle de la Rive-Sud parce qu’on sait très bien qu’il y en avait deux autres ailleurs qui t’attendais aussi. Moi j’en voulais juste une qui aurait pu m’aimer. Je n’ai peut-être rien compris. Ça, c’était juste toi, t’as grandi et tu n’as pas changé d’un poil. Je me demande même si ce n’est pas un peu la cause de ta séparation, là-bas on ne peut pas tout savoir, on a une version, la distance, le silence. Cette conversation que tu avais eu pas longtemps après ton mariage, me disant qu’il ne fallait pas que tu reviennes en ville, que tu ne serais pas capable de t’en empêcher…

Ça, c’était toi, mais vous êtes des centaines, je n’aurai jamais assez de vie pour tous vous compter. Ce qui m’impressionne le plus, c’est que vous vous croyez. Vous vous croyez quand vous mentez, « Je l’aime ma blonde! », 3 bières plus tard, la main d’une « amie » se balade partout sur le corps de l’autre. « Ma blonde je peux y faire confiance, je sais que ce n’est pas le genre qui va draguer tous ses clients », peut-on se dire que t’as manqué de faire en sorte que je te crois. Je crois que moi j’ai de la misère avec le mensonge. Dis-moi que tu es en couple ouvert, dis-moi que tu es incapable de pas tromper ta blonde, dis-moi rien. Laisse moi croire, qu’il y a une fille quelque part qui peut dormir sur ses deux oreilles parce que son copain l’aime elle. Et c’est vrai pour l’autre côté aussi, je parle des gars, mais ça vaut pour l’autre sexe. Je parle des gars parce que c’est eux qui me parlent. Je n’ai pas de problème avec la liberté, j’ai un problème avec le mensonge, celui qu’on me fait à moi, mais celui qu’on fait au reste de la planète. Des fois je me dis… et si je parlais, et si je disais juste la vérité. J’ai l’impression que je ferais juste partager ma désillusion avec le reste de l’univers, je me demande si j’irais bien après.

J’ai toujours dit à mes amis que s’ils m’impliquaient dans leur mensonge, je ne mentirais pas. J’ai toujours dit que je dirais la vérité, je n’ai jamais eu à répondre, mes amis savent que je suis honnête quand je dis ça.

Je me suis imposé une trop grande rigueur. Je déteste la phrase « Toute vérité n’est pas toujours bonne à dire. », j’aime mieux parler au risque de blesser les gens un instant, puis que ça passe. Je vis mal avec le mensonge. Des fois, toutes ces histoires me font demander si je ne suis pas jaloux. Je n’ai jamais trompé une de mes blondes, je n’ai même jamais trompé mes amies de lit. C’est plus fort que moi d’être qu’à une seule femme. Aujourd’hui, je suis amer. J’ai juste envie de crier à l’injustice. Je ne suis pas un super-héros, mais je me dis que j’aimerais que les gens arrêtent simplement de se mentir. Les gens devraient allez vers un peu plus d’intégrité, ils seraient peut-être plus heureux. Je me demande ce que je peux faire, et mon impuissance me brûle énormément.





La garde-robe – 1re Partie

24 05 2016

Je déteste vraiment les soupers de famille, mais je déteste encore plus les soupers chez les amis de la famille. J’ai pourtant été élevé dans un milieu où la maison était souvent pleine, où l’on se retrouvait souvent dans les habitats des frères ou soeurs de ma mère, des amis de mon père, des collègues de travail de l’un, de l’autre. Un milieu ouvert, tout plein de sociabilité, tout plein de gens dont je n’ai rien à faire. J’ai toujours eu l’impression que c’était des endroits où on allait pour sortir ses plumes, montrer sa queue, se pavaner pour tenter de convaincre, qui est le meilleur dans ci ou dans ça. Quand j’avais huit ans, ça passait, parce que je ne comprenais pas trop ce qui se passait, mais surtout que je ne m’en souviens plus trop dix ans plus tard. Aujourd’hui, c’est comme ma mort, j’y vais vraiment parce que je l’ai promis, parce que je dois prendre à coeur mon rôle de technicien en informatique et faire ce que je dois, parce que je dis rarement non, parce que pour ma mère, c’est aussi l’occasion de revoir d’anciennes collègues qu’elle n’a pas vue depuis déjà plusieurs années. J’ai demandé une chose à ma mère, de pas soulever le fait que c’était mon anniversaire, je n’avais pas en plus besoin que ça devienne un événement festif.

Claude, l’ancienne collègue de ma mère habitait dans le fin fond de nulle part, où les arbres se sont remis à pousser en même temps que les jeunes gens ont désertés. C’était la deuxième fois que je mettais les pieds dans cet endroit, la première fois datait bien d’une bonne dizaine d’années. Claude était veuve et avait pris l’opportunité sur un réseau social de me faire signe, car elle avait besoin d’aide, des problèmes de configuration d’ordinateur qu’elle était incapable de m’expliquer vu les compétences techniques absentes chez la pauvre femme. Ce manque de compréhension se faisait même voir par tous les commentaires qu’elle mettait au grand jour en public sur ma propre page. Mon manque de collaboration, d’intérêt, de réponse à fait en sorte que j’ai dû en entendre parler par ma mère qui me disait que je serais gentil de répondre, d’où ma promesse de m’en occuper sous peu, chose que je n’ai pas faite et qui m’a value l’invitation de ladite Claude interposée, ou plutôt imposer, par ma mère. J’étais donc assis, sur la banquette arrière de la vieille Chevrolet de mon père qui conduisait avec devant moi ma mère qui chantonnait, ayant cette envie soudaine d’être n’importe où sauf dans cette voiture.

Le seul avantage d’arriver à cette maison de Rawdon, était de me déplier de derrière la voiture et de sentir le grand air, le vrai, sentant le sapin, la nature comme on ne la sent plus à travers le smog qui entoure la ville. C’était le début de l’après-midi, Claude est venue nous accueillir dehors dans cette température d’automne. Ses cheveux se confondant aux feuilles colorées des arbres et ses yeux noisette, avec des pattes-d’oie qui s’en échappaient. La maison de Claude sur deux étages avait été fabriquée toute de bois par feu son mari Gilles. Ils y habitaient depuis plus de 20 ans, avec leur fille unique que j’avais connue des années plutôt lors de ma première visite. Claude vivant maintenant seule s’adonnait à la peinture et s’occupait de la maison. Elle s’occupait moins d’elle, mais le temps l’avait tout de même bien préservée. Je me souviens plus jeune, elle me captivait, tout comme sa fille. Aujourd’hui plus vieux, j’étais en mesure de voir et comprendre que cette femme était toujours aussi ravissante. Elle vient me faire la bise et accueillir le reste de ma famille.

La chaleur de sa demeure était toujours la même, chaque pas que je faisais dans la maison me rappelait un souvenir d’enfant. L’odeur, le bois qui brûle dans la grande cheminée de pierre, les tableaux, dont certains étaient toujours là, comme l’espèce de clown grisâtre, le regard noir, me semblait tout aussi horrifiant qu’à l’époque. La maison sentait aussi la nourriture et résonnait de tout bruit, car bien sûr que nous étions pas seul, Claude avait invité Maude et Pierre à ce souper de retrouvaille, retrouvaille pour eux, parce que moi je m’en foutais un peu.

Après avoir retiré mes vêtements chauds, je me suis dit que j’attaquerais tout de suite ce pourquoi j’étais venu, Claude me priant d’attendre un instant qu’elle s’occupe de ses convives, je lui demandai une bière quand elle me l’offrit. Je saluai Maude et Pierre, qui me questionnait sur ce que je devenais et sur le fait que j’avais bien grandi, bon on passe. Après que mes parents se soient assis, Claude s’excusa à ses invités pour me montrer sa bête qui se trouvait au deuxième. Je la suivis en haut, la pièce avait changé, dans mon souvenir elle était plus petite, Claude me fit remarquer qu’ils avaient fait tomber les murs après le départ de Sophie, leur fille, pour faire place à une pièce à aire ouverte, illuminant l’immense pièce. Dans un coin de la pièce, un bureau en coin où se trouvait le monstre. Elle y avait mis beaucoup d’argent et avait une certaine frustration, car cet appareil ne fonctionnait jamais. Elle me pria de m’assoir et alluma l’engin, les étoiles dans mes yeux quand j’ai vu l’appareil, je me suis dit qu’il fallait que j’aille de la chance de me retrouver ici et que probablement, si je prenais mon temps, je pourrais passer la soirée sur cette machine à « dépanner » un problème qui n’en était surement pas un et à m’amuser un peu sur internet.

Claude avait déjà fait une liste de ce qu’elle voulait, ce qui « ne marchait pas », ce qu’elle aurait aimé savoir. Donc, rapidement, je considérais que le plus long allait être un petit nettoyage, car elle avait reçu un message disant qu’elle avait un virus, ce qui était souvent une fausse alarme, mais surtout une petite formation pour qu’elle puisse se débrouiller par elle même. Sa main droite posée sur mon épaule droite me laissait sentir sa chaleur, elle dégageait une odeur qui éveillait mes sens, son sein s’appuyant à l’occasion sur mon épaule me distrayait plus qu’autre chose. La chair me donnait facilement un trouble d’attention. Ce rapprochement devant une idole d’enfance, mes sens parlaient plus fort que moi, j’ai senti mon sexe se durcir lentement, je tentais de simplement mettre mes mains pour cacher le tout, tentant de rester concentrer sur ce qu’elle me disait, tournant la tête de l’écran pour tantôt la regarder de si près et ne plus être capable de me détacher de ses lèvres. Je ne comprenais pas trop ce qui se passait en moi, elle avait au moins vingt ans de plus que moi, j’étais paralysé, j’avais l’impression que mon corps allait exploser. Elle tourna son regard vers moi à un certain moment, pour tomber dans le miens, elle eut un petit sourire amusé, j’imagine que d’allumer un jeune comme moi était assez flatteur, mais je sentis un certain malaise, car elle me demanda si j’avais des questions, qu’elle retournerait avec les invités pour me laisser travailler. Je lui dis de revenir dans environ une heure, que j’aurais fait le tour de la question et que je pourrais surement lui expliquer se qu’elle voulait savoir. Elle me laissa, glissant sa main de mon épaule à mon cou, l’effleurant doucement, me laissant qu’avec son odeur et une érection qui me gênait même seul.

Voyant disparaitre son regard pointé sur moi dans l’escalier, me rappelant les commentaires qu’elle mettait sur mes photos sur le réseau social ou les « J’aime ». J’étais jeune, plein de testostérone, en manque en tout temps et probablement l’imagination plus fertile qu’un paranoïaque. J’avais maintenant que sa liste de problème à régler et la tête ailleurs, j’ai tenté de me concentrer et en fouillant un peu dans l’ordinateur, je ne suis rendu compte qu’elle avait effectivement d’antivirus. Je m’occupai de l’installer, de faire un scan, et de commencer à préparer une petite information, utilisant des captures d’écran et son traitement de texte pour lui laisser quelque chose en main, histoire de ne pas faire Montréal-Rawdon pour la même chose trop souvent. Pendant que je faisais un petit guide pour le réseau social, les courriels, l’internet en général, logiciel de photo, j’entendais rire en bas, au moins tout le monde semblait s’amuser. J’ai décidé de descendre, parce que plus rien ne me gênait, mais aussi que ma bière était vide et que de rapporter la bouteille m’en vaudrait surement une pleine. Quand mon pied s’est posé sur le bois du plancher, le silence s’est installé, ils m’ont tout regardé, j’avais peur d’avoir quelque chose, je dois être viré au rouge et j’ai dit que je rapportais simplement ma bouteille, Claude c’est empressée de m’en redonner une autre sans même me demander si j’en voulais une, on était connecté ou elle voulait simplement m’enivrer pour abuser de moi. Je crois qu’elle avait un peu d’avance côté alcool par contre, le vin semblait couler à flots. Mon père me regarda et me demanda si c’est moi qui chauffais pour le retour, je n’avais même pas de permis, il rit. Ma mère me dit qu’il y avait assez de chambres ici pour nous accueillir pour la nuit au cas où. C’était pas assez d’être loin, fallait y être longtemps. Je poussai un soupir et m’excusa que du travail m’attendait, je gravis les escaliers deux à deux.

Tout était presque terminé, l’installation, la formation, l’après-midi et ma bière. J’entendis des pas derrière moi, je n’osais pas me retourner, je les reconnaissais, mon corps aussi. La voix qui apportait une chaise me demandait où j’en étais, je dis que je terminais à l’instant. Elle déposa une nouvelle bière à côté de ma bouteille vide, s’assois dans la chaise à côté de moi, tomba dans mon regard, mais quelque chose avait changé. Sa lèvre inférieure rougie par le vin me laissait deviner pourquoi. En bas, ça s’amusait toujours, en haut, ma température globale augmentait à vue d’oeil. Sa main glissa de mon dos à mon épaule, sa voix, à mon oreille, « Montre-moi ». Rien pour m’aider, de nouveau cette envie qui se manifestait dans mon pantalon, mon bras la recouvrant pour tenter la dissimuler. Sa tête frôlait la mienne, mon corps se raidissait. Maladroitement, je commençai à lui expliquer ce que j’avais fait. Ses yeux ne regardaient plus ce que je lui montrais, son souffle sur ma joue se rapprochait. Je me retournai un peu pour la regarder, ses lèvres étaient là, je me reculai un peu, par un mélange de peur, de gêne, de mensonge à moi même. En me détournant pour continuer de lui expliquer, ses lèvres enrobèrent mon lobe délicatement, me faisant frissonner. Ses lèvres expérimentées embrassaient mes lobes, pendant qu’innocemment je tentais d’expliquer sans succès, bégayant, boufouillant, tentant de me contenir sous les caresses de sa bouche qui descendait maintenant dans mon coup. En bas ça riait toujours, en bas, mon sexe voulait simplement exploser. De sa main gauche, elle retira mon bras qui reposait sur mon pénis. J’ai tenté de ne rien faire, c’était mieux pour moi. Sa bouche s’est détachée de mon coup pour voir, voir le plaisir qu’elle me procurait, son sourire de satisfaction en disait long sur le résultat. Mon regard se tournant lentement vers elle n’a pas eu le temps de voir venir le coup de grâce, sa bouche qui se lançait à l’assaut de la mienne, sa langue cherchant doucement la mienne, ses lèvres me mordant pour que j’ouvre plus grand. Sa main empoignant mon sexe solidement pour le caresser dans un vas et vient langoureux qui ne faisait qu’augmenter mon plaisir. Je risquais une main tremblante vers sa blouse, déboutonnant habilement un bouton, puis un deuxième, me surprenant moi même. Je glissai la main vers sa poitrine, n’arrêtant pas de l’embrasser comme un gamin, ce que j’étais encore. Je découvris ses seins, d’une douceur soyeuse, d’une fermeté étonnante. En glissant ma main dans son soutien-gorge, je sentis l’excitation que le lui provoquait aussi, pinçant légèrement son mamelon, encourageant une morsure un peu plus sévère sur ma lèvre, me lassant sortir un cri qui me surprit, ainsi que toute la maisonnée, car le silence fut établi. Elle reprit ses esprits, reboutonna sa blouse rapidement, s’arrangea un peu, comme elle peut, sans lâcher mon sexe, comme fusionné, puis se dépêcha de redescendre, en me quittant elle dit que je m’étais cogné sur le meuble… raison de mon cri.

Je reste là, sans comprendre ce qui vient de se passer. Pris à nouveau avec de nouvelles images, de nouveaux désirs, cette même érection. Je regarde mes courriels, je fais un tour sur l’internet, n’importe quoi pour changer d’état. Une gorgée de bière, des vidéos de chats qui se pètent la gueule, une invitation pour venir souper. Enfin…

-À suivre

 

(l’entretien d’un blog c’est difficile, j’ai décidé de fermer l’autre blog que j’avais pour me concentrer ici)





Ce matin…

9 10 2012

C’est mon tour maintenant de me réveiller, de te voir dormir sur le ventre, de te caresser le dos, descendre sur tes fesses, tes cuisses… Glisser ma mains doucement entre tes cuisses, sentir la chaleur qui provient de tout ton corps, me coller à toi pour que tu sentes le plaisir que j’ai à te regarder, te toucher…

Te sentir t’ouvrir à mes caresses, lentement, comme ma main sur ton sexe qui commence à me laisser savoir qu’il apprécie ce que je lui fais. Mes doigts qui glissent doucement et fermement sur ton clitoris, un doigt qui s’insère en toi, pour te sentir encore plus chaude, excitée, excitante…

Mon bassin qui se frotte a toi, je suis excité par toi, je n’en peux plus, je me lève doucement, je me mets entre tes jambes, mets mon pénis contre ton sexe, me couche sur ton dos pour te sentir, ta chaleur et ton plaisir en même temps. Prendre le temps de t’embrasser, embrasser ton cou. Je glisse mon pénis contre ton sexe, dur d’envie de toi. Ton sexe humide ne m’invite qu’à m’insérer et je ne peux rien lui refuser. Naturellement, le bout entre doucement, facilement, tes fesses se soulève un peu pour s’assurer que je ne te quitte pas, que je m’insère bien profondément en toi, toujours collé à ta peau je m’enfonce, profondément, prennant le temps de bien te sentir, chaque millimètre de ton sexe qui accepte le miens. Quand je suis bien au fond de toi, je ne bouge plus, pour sentir le plaisir de nos corps qui ne font qu’un. Avant de me retirer complètement, et de sentir les mouvements de ton bassin qui m’invite à revenir, ce que je fais bien sûr,  avec un peu plus d’énergie, car j’ai faim de toi, je ne veux pas que ça arrête, je m’enfonce encore en toi, et encore, toujours aussi profondément, toujours plus rapidement, t’embrassant, nos bouches se cherchent, se veulent. Puis, je te colle au lit, te retenant les bras, te maîtriser, te sentir à ma merci, pendant que je te pénètre encore et encore. Il fait chaud et le plaisir ne fait qu’augmenté, ne fait que nous rapprocher de se plaisir extrême, qui il vient, je laisse tes bras pour me recoller à toi, trouver ta bouche et me laisser venir profondément en toi, sentir ton tremblement, ton plaisir.

Satisfaits, nos corps roulent sur le côté, pour apprécier la fraîcheur du matin et se rendormir en paix.





Le bonheur est dans l’alcool

2 09 2012

Je te cueille, l’écume aux lèvres, sans rouge à lèvres, sans l’ombre d’un doute, sans que tu te tiennes debout. Tu sais ce que tu veux, ivre de je ne sais quoi, probablement un mélange de solitude et de mauvais whisky. Toute la soirée, tu as déambulé, d’un bar du bar à l’autre, t’enfonçant doucement, comme les doigts dans ma chaire simplement pour te retenir de tomber toujours plus profond, de te retrouver encore plus seule. Sans scrupule, tu t’es heurtée à tous ces gars qui n’ont pas voulu de toi. Ce n’est pas eux qui ne t’ont pas choisi, c’est toi qui t’es convaincue qu’il en était ainsi. Repoussant les bouches, les bras, les vides qui s’offraient à toi, tu t’es retournée vers moi qui te regardais immobile. J’appréciais ta danse, chaque mouvement complété d’un regard vers moi, tu t’attachais doucement, tu me répugnais tout autant. Qui peut croire que de tenter de pêcher avec un aussi grand filet me séduirait? Tu t’enivres, tu me délivres, je ne veux plus de ce regard que tu m’as lancé quand tu es arrivé, qui s’est transformé en fauve esseulé. De pinte en pinte, je trace mon trajet fatal vers ce nid qui semble froid. Le vide pour le vide, que le vent pour un moment, petit pivot de ma vie qui me donne envie. Je dois partir, j’attends que tu te tournes à nouveau vers un autre que moi, je me faufilerai, je l’ai déjà fait. Mes yeux dans ma bière je t’ai perdu un instant, j’ai beau cherché, mais je ne te trouve pas. C’est donc le moment, je vide mon verre et me lève sur mon banc, au quart de tour je me retourne et me heurte violemment la tête contre ton regard devant moi. Allez viens… juste cette nuit…





Tu ne m’embrasses plus

26 06 2012

Tu ne m’embrasses plus. Bien au fond de toi, nos corps ne font qu’un, liquide, limpide, nos corps s’aiment. Nos corps s’aiment, mais nos bouches ne s’unissent plus pour former un tout, un toi et moi uni en un être nu. Nos bouches ne se parlent plus de mille baisers qui expliquait simplement le désir l’on avait pour l’autre. Perdu dans un temps donné, je te cherche encore et je suis corps à corps dans ce que tu avais créé. Tu me tiens à distance, malgré cette danse où s’enlace sans cesse le désir qui nous lie. Je tente de te retrouver, tes lèvres ou cette morsure que tu m’infligeais sans même penser à la conséquence de la passion. Tu me tiens à distance, loin, comme si j’étais là pour accomplir je ne sais quoi, une mission, une tâche, ce labeur qui n’avait plus d’odeur. Je ne suis plus pour toi ce que j’ai déjà été, encore plus de danger de maintenant t’attacher. La peur de m’ouvrir ton coeur. Et nos corps ne se quittent pas, jusqu’au spasme de ton corps satisfait qui en demande encore. Blotti contre toi, je sais qu’au matin il n’y aura plus rien. Je ne reviendrai pas, car le goût de tes lèvres fait partie de ce qui me retient à toi.





C

16 06 2012

Chaque chuchotement chasse ce choix de te chérir chaleureusement. Cette classe qui casse cette couleur qui se confond sur cette chair, certainement comme un coup de cloche qui claque pour célébrer ce convoi. C’est après que je te culbute dans ce corridor que cette colère se colle à ce corps courbaturer, comme une corvée, coupable. Côte à côte nos corps couverts de chaleur et toujours cette crainte de coupure. On copule copieusement puis converse continuellement de ce que tu constates du couple. J’ai conscience que cette consolation constitue un certain compromis. Cette chance de connaitre cette contrée que tu caches continuellement. Ce confort conjugal sans égal que tu clames comme cette chouette sur ce chêne. Comment clore cette conversation? Je devrai te confronter, confus, mais certain de ce choix de couper ce que je caresse couramment. Je suis le conducteur condamné à correspondre par courrier, par carence de couilles. J’ai le coeur comprimer, plus capable de me concentrer, certain de compromettre dans ce qui constitue cette complexe chimère. Je suis le chevalier cochon qui t’a compulsivement chevauché. Cette conclusion certaine est un compromis entre ce que je cherche et celle que je charme. Chevelu charmant, je chante, j’ai de la chance, du charisme, mais je chahute comme un clown dans une chaloupe. Choisis ce que tu crois et je choisirai ce célibat. Chagrin de cercueil, ces cendres qui se consument à la clarté de ce qui commence. Coups de canon capable de couper ta colonne, je copule avec celle qui cavale comme cette chienne en chaleur. Je me commets à croire que ça changera. Cannibale candide je te consomme sans caprice. Créature captive, je clame avec certitude qu’on me confit la clé de cette cage construite par celui qui a clairement compris. Je chercherai la clameur de ta chatte sans me cacher. Ce que ça coûte de continuer? Je changerai. Je concevrai ce costume de concierge chauve que tu convoitais sans te compromettre. Sois conciliante et conçois que je suis cinglé. Chasse tes craintes et crois en ce qui me compose. Chagriner à l’idée de chasser de moi ce corps ciselé, une catastrophe, un cauchemar continuel. Trop de calvados je chahute et coupe cette corde qui me retenait captif dans cette cellule. Ne me cherche plus. Continue ce calvaire comme tu cales ces chopes de cervoise chaude, à la cadence d’un coup de cul ou de coït continu. Ton clitoris charnu connait clairement plus de chaos que de calme. Je capitule, je me casse au suivant carrefour. Chauffeur, conduisez-moi à mon prochain châtiment, car je ne suis ni chaste ni charlatan.





Petits déjeuners et distance

22 01 2012

Tu ris comme. À toutes les fois que tu le fais je me retourne, et chaque fois, ce n’est pas toi. Déçu, je reviens à moi et je pense à toi. Il y a si longtemps tu te souviens, le temps où ces rires c’est moi qui les provoquais. Quel beau chaos que l’on a vécu ensemble il me semble! Si les contraires s’attirent, on ne pouvait pas viser plus juste. Tu recommences, ce n’est toujours pas toi. Je continue de faire l’amour tendrement à mon bol de café au lait. Je me suis surpris à y éprouver un plaisir, retirer la crème doucement sur la surface du café, savourer chaque bouchée. Je t’ai déjà dit que j’étais allergique au lactose? Encore les extrêmes que je m’impose. Le plaisir que j’éprouve vaut cent fois, voir mille fois les conséquences, c’était un peu comme ça avec toi. Cette première fois où j’ai mangé mes oeufs miroirs, c’était avec toi, une impression de redécouvrir quelque chose qui avait toujours eu le même goût et cette sensation qui me rappelait quand je mangeais ton sexe, je ne les mange plus autrement. Les petits déjeuners c’est vraiment du sexe dans l’assiette, un mélange de saveur et de texture, une envie de retourner au lit aussitôt que c’est fini. J’ai faim et je pense à toi, toi où elle, va savoir. Encore ce rire qui retenti, ça me rappelle notre histoire. Pas seulement ton rire, mais la fréquence à laquelle tu le laisses retentir, parfois court, parfois long, avec une certaine distance entre chacun d’eux. C’est fou tout ça, la distance qui fini par séparer les gens, certain même appelle ça le temps, ça ne reste qu’une certaine distance. Tu ris encore, je me retourne plus, j’ai compris, j’accepte cette distance et ne garde que les souvenirs. Je sais qu’à ne plus me retourner, ce rire cessera, car je ne serai plus à proximité et les souvenirs pourront doucement s’effacer.