Dès l’ivre moi

15 01 2012

Je veux vivre, ivre, sinon plutôt mourir. Ivre d’amour ou d’ivresse que le tanin m’en prie. Te priant de tes caresses sur ma peau ou dans ma bouche. Que ta chair me touche et que je goûte sans répits jusqu’à la lie, étendue dans mon lit, ne part pas. S’il te plait ne part pas comme le temps qui passe et me laisse ces souvenirs qui t’effacent doucement de moi. Ton goût disparaît au matin et j’ai encore envie de toi, même si tu n’es pas là. Le froid me fait hésiter un instant de sortir, mais en fait c’est moi qui ne veux plus m’endormir. Que le temps qui passe, qui passe sans moi, sans toi, sans ces souvenirs de gens qui disparaissent, sans les deuils que l’on se fait à nous même, sans cesse, parce que c’est aussi ça la vie. La distance qui me sépare de mon enfance apporte de plus en plus de souffrance. D’un deuil à l’autre, je ne peux plus me sentir, je ne peux plus te voir mourir, chaque nouvelle fois. D’un ton sévère, je me dis dans un cri qui m’arrache la gorge « ASSEZ! », même si je ne m’écoute jamais. Comment puis-je me laisser ainsi, ton amertume me rend fou, j’en veux encore, je veux boire ton corps jusqu’à la toute fin. Jusqu’à ce que je te crie « reviens » et qu’une d’une froideur ridicule, tu ne daignes même pas osciller la tête vers moi. Ton dernier souvenir sera tes pas et cette douceur que tu avais, quand tu descendais en moi.

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Cette musique qui goûte le sel

29 12 2011

Je me suis perdu tant de fois dans tes bras. Je me suis blotti contre toi, car tu voulais bien de moi. Me serrer contre toi, car mes larmes, tu connaissais déjà. Chaque note que tu m’as racontée doucement à l’oreille était un peu mon histoire, un peu notre histoire. Chaque mélodie que tu me fredonnais me rappelait simplement ces nuits et mes envies pour elle. Chaque son que tu me lançais pour combler ses silences, ses absences, comme pour me rassurer, me laisser savoir que j’étais pas seul à t’écouter. J’ai rêvé doucement de toi, te prendre passionnément là sur le dos, comme on était déjà sur le sol… J’ai joué de mes doigts sur toi comme sur un piano, j’ai fini par mélanger mes accords et mon harmonie. Cette musique qui goûte le sel par ma faute, je me la suis faite joué par ta faute. Simplement pour me rappeler quand tu étais là, simplement pour me rappeler comme c’était beau. Et mon être tout entier te réclame encore et mon être tout entier réclame ton corps. Te souviens-tu comment il est doux, ce moment où sur moi ta peau joue. Le moment où à la lueur du rythme et sous la danse de cette flamme frénétique aucun oeil ne saurait distinguer si c’est un corps ou deux qui est en train de valser. Et quand tout s’arrête, dans une odeur de paraffine et de sexe, même la flamme qui ne brûle plus ne peut s’empêcher de rougir de désir. Cette passion qui est toujours en selle et cette musique qui goûte le sel.





On fuit

4 12 2011

On fuit, un jour de plus au grand air avant de mourir pour une dernière fois. J’ai toujours cette odeur en tête, comme un mélange de toi et moi. Rien de comparable sur terre, un inconnu qui nous est secret. Toi et moi, une simple chimie, un orchestre, un mélisme oublié que seuls toi et moi pouvons fredonner quand nos corps repus de s’être consommé laisse s’échapper cet arôme par nous deux inventé. Toi et moi, ça sent le sexe, mais pas seulement ça, une histoire infinie, un passé existé, une autre page de tournée sur ce que l’on a été. Une odeur qui nous appartient, que personne ne sentira jamais et dont je rêve encore.





Quand les pores de peau parlent

12 06 2011

Quand les pores de peau parlent, il n’existe que le silence, comme une danse, deux corps qui entrent en transe. La friction de la peau, l’une contre l’autre fusionnée, ne laissant place à aucun froid, même si dehors tout est gelé. Mon corps prend ce que tu lui donnes, jusqu’à ce qu’au matin tu l’abandonnes, seul, calme et satisfait, sais-tu seulement ce que tu lui fais? Ce manège commencé la veille, d’une invitation maladroite, où l’alcool ne t’apporte jamais la même ivresse que mon corps et mes caresses. Les paroles doucement défilent, comme les paroles d’une chanson qui s’anime, le temps suspendu à tes lèvres, souhaitant que jamais la nuit ne s’achève. Une fois nos corps enlacés, comme ils l’étaient par le passé, incapables de les en empêcher, nos pores s’expriment de mots qu’ils nous ont volés. Lorsque la passion consommée, que nos corps étendus, épuisés, ne peuvent quitter le contact, nos chairs se racontent des histoires, pour étirer la nuit jusqu’à ce que le sommeil s’en suit. Et le matin pressé, quand nos corps doivent se quitter, ce n’est qu’en silence que cela puisse se passer, tu le sais, car quand les pores de peau parlent, c’est en silence que le contact est toujours inévitable.





En corps

17 02 2009

N’as-tu point pensé au passé? Un instant seulement où doucement ton corps sur le miens resplendissait encore de la chaleur de nos corps. Où ton respire encore accéléré par une nuit mouvementée où je ne t’avais que réveillé pour te baiser. Où avant le coucher cette passion palpable rendait la fuite improbable. Où quand tu t’es endormie, la tête sur le lit, le sourire aux lèvres, pensant que c’était le soleil qui te réveil. Mais la passion plus forte que la raison, ton sommeil délicat, j’ai interrompu en fracas. Que par mon envie bestiale, enveloppée de mes draps, jamais tu n’y échapperas. Mais à quoi bon y penser, simplement d’y rêver, mon regard de se poser, sur ta chair encore tiède. Prends-moi, aime-moi et quitte-moi avant que je ne m’éprenne de toi!





Cache les traces

8 12 2008

Balai, balayeuse et moppe ne frotteront jamais assez fort les traces qui restent partout. Tous les jours je trouve une nouvelle façon de me rappeler, une nouvelle façon de me le cacher. Rien aujourd’hui ne brouille ma tête sinon que la musique qui parfois m’apaise, parfois fait jaillir les larmes de mon corps tout entier. Aujourd’hui je fais face à moi même, enfin. Y a rien de facile à faire le ménage et d’avoir comme seul compagnon sa vie. Les traces sur ma vie laissées derrière moi, certaines que j’ai tenté de couvrir d’un grand manteau de déni, de rêve et de sexe. Aujourd’hui j’ai décidé de reprendre ce manteau, pour voir ce qui se trouvait en dessous ou parce que j’avais très froid dû à mes larmes qui se glace sur mes joues, mes pieds qui deviennent bleus et des frissons à chacune des pensées qui passent dans ma tête. Je faisais une course à relais entre les différentes composantes qui m’aidaient à garder dans ma vie le son, l’odeur, les mots et les images. Je laissais toujours un petit bout de vaisselle, une petite tâche sur un plancher souillé par une nuit mouvementée, un verre, un élastique que moi seul je connaissais et qui était caché dans ce passé et dont je voulais garder la trace. De sexe en sexe, je courais pour ne pas perdre la sensation, pour tenter de la faire changer, disparaitre ou simplement exister. De femme en femme tenter d’oublier, tenter de retrouver ce que j’avais perdu, ce que je n’avais jamais eu. De femme en femme, je trouvais parfois ses mains, ses bras, son corps ou son sexe, mais jamais en même temps. Chaque matin, chaque nuit, unique, l’envie de disparaitre, enfin, sans fin de la surface de ma vie pour en avoir une nouvelle. Je cache les traces pour ne pas oublié, je cache les traces pour me rappeler mais aussi parce que je n’ai pas envie d’avancer, quelle trace je vais maintenant former maintenant sur la neige? Mes larmes en glaçons formeront t’elle un lac gelé où je pourrai marcher? J’ai peur de la douleur et pourtant je la recréer sans cesse! « Get over it! » c’est tout ce que j’ai à me dire. Pourquoi aujourd’hui je m’en rends plus compte? Simplement parce qu’avec moi je suis, qu’avec moi j’ai décidé de nettoyer les traces, une à une, cessant de les recouvrir, de les camoufler, de les dissimuler, sous l’oreiller ou sous mon pied. Je retourne à moi, je n’ai pas encore fini!





Air frais et chaleur humaine

20 11 2008

Je suis allez marcher dans les rues de mon quartier à la recherche de bon café pour demain mieux me réveiller. J’ai couvert mes plumes noires pour ne pas prendre froid et j’ai bravé cet air qui doucement pince mes joues. Sur le trottoir je marche, mon regard se promène au travers tout les gens que je croise, certain regard son plus long, d’autre plus froid, ça doit être la température!

Et voilà qu’est ce qui se passe en moi, cette soudaine envie de chaleur d’elle, d’une elle, d’une autre aile. Simplement me retrouver dans le plus simple habit, rempli de désir pour un corps en vie. Mes mains découvrant cette peau, si douce, si brûlante sous mes mains qui la réveille doucement. Calmer le doux frisson qui sur ta peau qui perle par un baiser, en couvrir ton corps tout entier. Jamais plus tu n’auras froid car je suis là, dis-moi que je me colle à toi. À ton dos je suis collé, mes mains ton ventre peuvent caresser et ainsi se balader sur tes cuisses, tes hanches et tes seins. Ma bouche glisse de ton cou à ton épaule et ce à tour de rôle, en un désir brûlant, grandissant. Jamais mes caresses ne cessent de te découvrir et tes soupirs me laisse croire ça te fait plaisir. Et d’un coup je te renverse, sur le dos tu te retrouves, ton corps doucement m’appelle et n t’inquiète pas je t’écoute. Ma bouche couvre ton sein et l’autre de la main, je ne peux m’empêcher ton corps de dévorer. Ton odeur me rends fou et ton goût, si doux rendrait jaloux les meilleurs cuisiniers car ils sont en rien capable de l’égaler. De ton cou à ton sexe, mes baisers jamais ne cesse, ton corps ondule de plaisir, tu me retiens là, penses-tu vraiment que je veille partir? Cette chaleur qui se dégage de toi, sous mes mains, mes baisers, je me nourris de toi. Soudainement tu m’attires vers toi, tu ne veux faire qu’un avec moi. Et je plonge mon regard chargé de désir dans le tiens, je te veux, tu me veux tant de bien. Lentement nos corps ne finiront par ne faire qu’un, chaque mouvement instinctif, doucement pour mieux te sentir. Et tes yeux en redemande, toujours plus, l’intensité qui augmente au rythme de tes demandes, ça y est ce froid n’existe plus, enfin cette cadence m’enivre, ce moment je veux le vivre. Jusqu’au bout, au bout du matin, au bout de toi, simplement pour le refaire encore, seulement une fois. Et encore, redécouvrir ton corps comme une oeuvre d’art, comme si j’avais oublié, combien belle tu pouvais être constituée.