Nouvelle année

3 01 2017

C’est une nouvelle année qui commence, c’est fou comme rien n’a changé, une journée, une heure, une minute de plus à la fois, tout le temps. Cette année, 2017, c’est une année où encore je vieillirai, différemment pour certains, pour moi, une année de plus, une journée, une heure, une minute à la fois, où les deux chiffres de mon âge changeront. Une année que je me souhaite rempli de moi qui se retrouve doucement, qui réapprend à se connaitre, à s’aimer, à se découvrir sans arrêt. J’ai décidé de consolider mes blogues, celui de sexe qui fut jusqu’à présent un coït interrompu (voir le texte La garde-robe) mais qui à une suite qui s’en vient. Et un autre que je gardais à côté, parce que ce n’était pas la même chose que je racontais. Je suis tanné de m’étendre, je me consolide. Mon autre blogue était sur le boulot, les gens qu’on y trouve, le comment ça se passe. Je me dis que si je reste à une place, je pourrai probablement me retrouver plus facilement.

Cette nouvelle année, je vais tenter d’écrire plus régulièrement, parce que ça me manque, mais parce qu’aussi ça me fait du bien. Vous risquez de voir apparaitre aussi quelque croquis, bédé que j’ai commencée doucement pour passer le temps des longs weekends des fêtes.

Je vous invite à commenter, à me suggérer des sujets d’écriture, parfois, d’un mot on récolte de belles histoires, parfois ça aide à faire décoller de la page blanche. Je lis et publie tous les commentaires, c’est toujours bien de voir qu’on est pas seul et qu’on peut se faire du bien, en partageant la moitié de ce que l’on ressent. Je dis la moitié simplement parce que d’écrire nous soulage, mais jamais totalement.

J’aurai surement encore à vous faire subir mes états d’âme, les miens ou ceux qui me sont inspirés de tous ceux que je vois. Même si ce monde est plutôt complexe pour moi par moment, il reste qu’il m’inspire totalement, chaque jour. Est-ce que tout ce que j’ai écrit m’est arrivé? Non, bien sûr. Est-ce que tout ce que j’ai écrit je l’ai ressenti? Oui, parfois difficilement, car de tomber dans l’empathie lorsque l’on écrit, ça facilite le travail d’écriture, ressentir, il reste pas mal juste ça de vrai!

Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne année!

Marc





Manger des papillons…

28 07 2012

Il y a longtemps que je n’ai pas mangé, à ma faim, pour me satisfaire de ce que l’on appelle l’instinct. J’ai le ventre vide, qui joue une fanfare étrange, avec le temps ça me dérange. J’espère, je regarde, je ne vois rien. J’ai l’esprit lousse à l’air libre et rien ne vient, car je ne vais pas. L’appétit grandissant et rien n’a me mettre sous la dent. Je devrais me munir d’un filet, un grand filet pour partir sur la pleine et cueillir des papillons. Je n’ai rien mangé et les lunes ne font que passées, une à une sans s’arrêter. Cette solitude à vomir, mais le ventre trop vide pour l’accomplir. Je pense au passé et regarde devant, je devrai sortir dehors, car ils ne viendront pas dedans. M’ouvrir la porte et me laisser aller, je crois que la faim j’ai assez enduré. J’ai vraiment envie de manger des papillons.





Les arbres immobiles

8 07 2012

Je me suis battu, sans être vraiment blessé, je sors un peu de ce qui a été une pause, un arrêt sur image, l’aiguille qui touche le E et je croyais qu’il restait encore au moins 20 kilomètres. J’ai fait fausse route? Non, le temps d’un simple arrêt, je me retrouve là, dans la même voie que j’ai empruntée, choisie. Les arbres ne vont plus à la même vitesse lorsque le moteur est arrêté. On regarde dehors ou on sort, le ciel si vaste n’est que prometteur, un vent frais sous un soleil chaud, de folles idées parcourent ma tête, une saine folie sur une scène statique. Je respire l’air qui transporte une odeur de bois brûlé, la réconfortante nature, je me devais d’arrêter, tout allait beaucoup trop vite, un arbre, ça ne bouge pas vraiment.





Le calme dans la tempête

1 07 2012

C’est le désert presque aride, 2012, et je n’en suis qu’à la moitié. Une année où mes choix semblent vides de sens, où mes choix cassent lentement mes dépendances. J’ai mes condoms qui expirent avant les aspirines, je crois que c’est un signe. Signe que la solitude s’est installée. Je n’ai plus de muse, je n’ai plus de mot. J’ai pensé que c’était le cas longtemps, mais doucement je sens un mouvement d’inspiration sur lequel je tente de mettre le doigt. Parfois souvenir, parfois avenir, je me surprends à penser à toi. Avant j’écrivais, je donnais signe de vie quand une pensée traversait mon esprit et que tu l’habitais. Maintenant je tais mes envies, je fais silence simplement pour que le temps passe et voir ce que ça change. Je tente de mettre le pied sur une roche au milieu d’une rivière où le courant est fort et peut m’emporter. Je n’ai pas peur, soudainement, ou comme toujours, je n’ai pas peur de rien. La mort, la maladie, la vie, rien ne m’effraie vraiment. Je marche sur une corde raide, dans un emploi qui est nouveau pour moi, je regarde en bas, c’est haut, des fois j’ai même envie de sauter. J’ai cette profonde envie de faire du bien aux gens et je ne trouve rien pour me satisfaire, rien dans ce que j’ai choisi, même en disant juste avant que mon domaine m’ennuyait. Je ne veux pas sauver le monde, mais aider, ici tout près. Je veux faire attention à moi aussi, mon corps peut-être, mais surtout ma tête, que je tente d’endormir d’une souffrance qui ne se veut que d’inaction, d’insatisfaction. J’ai la statique qui fait du bruit de fond sur mon être. J’ai besoin de créer, de me sauver un peu de ce que je vis. L’écriture c’est un peu comme les voyages, ça nous permet de quitter maintenant pour y revenir plus tard. J’ai une connaissance qui a fait Compostelle, j’ai regardé « The Way » qui traitait du même sujet, je crois que je suis dû pour m’asseoir dans mes cahiers.





Mon verre est vide

16 06 2012

Mon verre est vide, ce n’est pas que je n’ai plus soif, il est seulement vide. Je n’ose pas recommander un autre verre, des fois que l’ivresse me donnerait un coup de barre en plein visage. J’ai déjà dit que l’ivresse me rappelait l’amour, une certaine perte de contrôle, des matins douloureux ou l’incertitude ou le mal de tête se joigne devant l’inconnu d’une journée de plus. Je n’ai pas écrit depuis des lunes, ce n’est pas que je ne sais plus écrire, vous savez parfois la vie… J’ai eu envie aujourd’hui, comme d’écrire sans raison avouée, d’écrire pour écrire parce que mes doigts savent souvent plus ce qu’ils font que moi. Je n’ai plus de muse. Il y a des mois que mon verre est vide. C’est une corrélation un peu intense pour un samedi, quoi que la journée n’ait que peu d’importance. Avant, c’était si facile, après c’était plutôt inconnu. J’ai envie de ces mots qui blessent ma tranquillité, qui parfont la sentimentalité de ce que l’on croit être l’amour. Je suis à jeun, je ne croyais pas le mot parent de stoïque. Le liquide sur les parois glisse doucement vers le fond du verre, verre c’est un peut la couleur de l’espoir non? Le fond, c’est un peu la limite à atteindre dans un contenant non? Je crois que j’attendrai demain pour faire remplir mon verre, aujourd’hui, j’ai décidé de quitter le fond.





Reset

16 06 2012

J’ai changé les choses, j’ai changé mon confort, mon pied-à-terre, 11 ans de ma vie avec les mêmes gens, les mêmes intentions. Je regarde derrière et seulement que quelques personnes me manquent vraiment, peut-être dû au vide d’humanité, de proximité, de relation. On ne peut pas être vraiment soi même avec tout le monde dans un milieu où on est appelé à être professionnel, à diriger les gens, à se soumettre aux valeurs qui ne sont pas toujours les nôtres. J’étais un peu fatigué de ses valeurs qui n’étaient pas les miennes, je suis parti, sans claquer la porte, dans l’intention de ne troubler personne, je suis comme ça, je n’aime pas déranger. Ce n’est pas toujours bon de ne pas vouloir s’imposer, dans sa vie amicale, dans sa vie amoureuse, c’est pour moi souvent « as is » sinon ça ne marche pas. J’ai coupé ami, travail, pour redémarrer ailleurs, pour redémarrer dans un environnement où le moi d’il y a 11 ans n’existe pas dans la tête des autres. Sans perdre mon identité, rumeurs et ragot sont simplement disparus. « Tu sais Crow, c’est un tombeur, il en a vu des femmes ici au travail! » vrai ou pas, je n’ai jamais confirmé ou infirmer ces dires, par manque d’intérêt, mais aussi parce que je sais bien qu’un non dans la tête de bien des gens laisse simplement un doute sur la réalité, même quand elle sort de la bouche de l’être concerner. Je suis donc parti, nouveau moi, vers un nouveau défi, une passion de travail qui traînait et que je ne respectais pas depuis les 6 dernières années, par peur, mais surtout parce que je ne voulais pas faire n’importe quoi, je voulais du précis et j’ai saisi l’occasion. J’ai un nouveau chez moi de travail, devant un parc, plein coeur de Montréal, c’est déjà inspirant. J’ai de nouveaux collègues, plus que je ne suis capable d’en nommer pour le moment, cinq jours c’est quand même court pour se sentir chez soi. Je suis dans un vide de connu, la seule chose que je connais dans mon travail, c’est qu’il faut que je travaille et ça je ne m’inquiète pas trop. J’ai comme un vertige dans ce vide qui m’entoure, je ne connais personne, qui suis-je? En fait la question qui se pose maintenant à moi, c’est plutôt comment arriver à ce que je suis.





C’est passé

26 05 2012

Tout roule, tout ondule, le ciel éclate, se vide, arrose les robes écarlates et ce calme. Un bain de sang transparent dans une aire ouverte qui s’est vidée comme les nuages. Je suis là fatigué sur ma chaise, je me suis battu, longtemps, pour me dégager franchement de la situation. Mort, je renais, d’un calme et d’une précision accrus, je regarde sans un mot, je dis à distance, je m’assume comme celui qui a enfin compris. J’ai eu le temps de vieillir, de décider, de changer, de m’écouter et de m’accomplir. J’ai revisité le passé, détaché parfois, triste en d’autres, c’est passé, que reste t’il aujourd’hui? J’ai l’impression que ma ville vit un dur coup et je marche à côté d’elle. Je comprends et je console. J’ai pris du temps pour moi, je ne me suis pas trop occupé de vous, je me suis rendu compte que personne ne s’occupait de moi, alors j’ai agi égoïstement, à perfection. Quelques jours encore, quelques présences ici et là, le temps fuit et je m’assois sur son dos. Je pourrais dire que demain je m’occuperai de toi, mais je n’y crois plus, je ne crois plus qu’à aujourd’hui, orchestre de demain. Le rideau est tombé, la fin d’un acte, d’une scène, d’une pièce tout entière. Demain, c’est déjà passé.