Nouvelle année

3 01 2017

C’est une nouvelle année qui commence, c’est fou comme rien n’a changé, une journée, une heure, une minute de plus à la fois, tout le temps. Cette année, 2017, c’est une année où encore je vieillirai, différemment pour certains, pour moi, une année de plus, une journée, une heure, une minute à la fois, où les deux chiffres de mon âge changeront. Une année que je me souhaite rempli de moi qui se retrouve doucement, qui réapprend à se connaitre, à s’aimer, à se découvrir sans arrêt. J’ai décidé de consolider mes blogues, celui de sexe qui fut jusqu’à présent un coït interrompu (voir le texte La garde-robe) mais qui à une suite qui s’en vient. Et un autre que je gardais à côté, parce que ce n’était pas la même chose que je racontais. Je suis tanné de m’étendre, je me consolide. Mon autre blogue était sur le boulot, les gens qu’on y trouve, le comment ça se passe. Je me dis que si je reste à une place, je pourrai probablement me retrouver plus facilement.

Cette nouvelle année, je vais tenter d’écrire plus régulièrement, parce que ça me manque, mais parce qu’aussi ça me fait du bien. Vous risquez de voir apparaitre aussi quelque croquis, bédé que j’ai commencée doucement pour passer le temps des longs weekends des fêtes.

Je vous invite à commenter, à me suggérer des sujets d’écriture, parfois, d’un mot on récolte de belles histoires, parfois ça aide à faire décoller de la page blanche. Je lis et publie tous les commentaires, c’est toujours bien de voir qu’on est pas seul et qu’on peut se faire du bien, en partageant la moitié de ce que l’on ressent. Je dis la moitié simplement parce que d’écrire nous soulage, mais jamais totalement.

J’aurai surement encore à vous faire subir mes états d’âme, les miens ou ceux qui me sont inspirés de tous ceux que je vois. Même si ce monde est plutôt complexe pour moi par moment, il reste qu’il m’inspire totalement, chaque jour. Est-ce que tout ce que j’ai écrit m’est arrivé? Non, bien sûr. Est-ce que tout ce que j’ai écrit je l’ai ressenti? Oui, parfois difficilement, car de tomber dans l’empathie lorsque l’on écrit, ça facilite le travail d’écriture, ressentir, il reste pas mal juste ça de vrai!

Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne année!

Marc





À terre

28 02 2016

À terre, j’ai posé le pied. Il semble qu’il y avait longtemps que ma tête tournait, il semble que je n’aie vraiment pas le pied marin. À force de vouloir garder l’équilibre, je passe d’une dépendance à l’autre. De l’amour, à l’achat, je me lance maintenant dans le travail, les chiffres, ceux qui ont hanté mon enfance, je les manipule comme je veux, pour les faire parler, pour les obliger à me répondre toujours. J’ai oublié qui j’étais, je l’oublie chaque jour, même mon miroir ne me retourne plus mon image. Ne suis-je pas toujours celui qui instaure le premier regard? Je ne m’aventure plus, je ne pousse plus, je pèse et sous-pèse chaque mot, chaque mouvement que je sens sans ne plus pressentir, ressentir. Que m’est-il arrivé et quand? Je ne me laisse touché que par la musique, quand d’une main j’essuie une larme d’une histoire déjà depuis trop longtemps passée. Caresse ma joue, s’il te plait. À terre, je ne tiens qu’à, je ne tiens qu’à toi, qu’à toi, à toi. Ton regard ne me berce plus, je te cherche comme les jours se passent. Seule ma mémoire tiens le coup, seule ma mémoire prend un coup, oublie, une minute, une heure, une soirée entière, pour ne plus me sentir moi, pour ne plus me souvenir ce que tu me disais hier. Tu es partie, tu reviendras toujours, un coup de hache dans mes jambes qui tienne qu’à terre, tu ne m’ébranles plus, de tes mots traites qui m’ont si longtemps charmé, ton amertume envers moi reflète ce que tu n’as jamais compris de moi. Et le temps, qui va doucement sous mon oreiller, le sommeil léger jusqu’à la prochaine fois. J’ai toujours raison d’avoir tort, je n’ai jamais tort d’avoir raison. Tu es l’interprète des mots que je ne dis pas, que je ne dis plus à personne, parce qu’à force de les user, ils ne servent plus à grand-chose. Les mots sortent et tombent à terre, à plat, aux oubliettes. Je suis le rêveur déçu d’avoir trop longtemps espéré ce qu’aujourd’hui tu peux me permettre, toujours trop tard, toujours trop loin de ma réalité. La réalité où un jour en mer, ton coeur de sirène est venu m’hameçonner pour ensuite me laisser m’échouer sur le quai. Aujourd’hui amer, je ne vais plus en mer et je préfère ne plus être moi même et garder un pied à terre.





Je me permets un peu de toi

12 05 2015

L’envie d’être à la hauteur, ne naitre qu’à la hauteur, de n’être qu’un auteur, tout chavire, j’ai un peu mal au coeur. De concepts inventés, mes rêves n’en finissent plus de prendre forme, dix formes, toutes plus floues les unes que les autres, un manque de précision, de sommeil, de toi. Je me lie les poings pour ne pas que mes mains t’atteignent, toi clavier qui me permet les mots des autres, les miens, de lointains souvenirs et ma main, mais sur ta surface, si familière, c’est un peu chez moi ici. La poussière, ce qui traîne dans les coins, des cheveux laisser là, parce que c’est un peu comme si c’était toi. Tu me manques et j’aime ça, ma peau qui se souvient de toi, cette sensation d’encore te sentir, là, près de moi, mon sang qui s’active à la seule pensée d’effleurer. La chair de poule sur mes bras n’évoque que toi, par moment bref, par moment constant. J’ai saisi le pouls, le temps, le moment qui ne faisait que me répéter sans cesse cette douce perfection imparfaite. Je sens et je sais que je suis. Je ne respire que par nécessité, je rêve que par plaisir. Je ne manque de rien, tu me manques chaque fois.

 





À quel moment?

11 04 2013

À quel moment je me suis littéralement oublié, à quel moment je me suis cérébralement abandonné. J’ai oublié où allaient mes mots, je me suis concentré à remâcher mes maux. Je ne sais plus écrire, j’ai oublié avec le temps, comme on oublie lorsqu’on était enfant, que seulement cinq petites minutes nous faisaient oublier n’importe quelle dispute. Mes doigts engourdis prennent et reprennent des chemins si souvent empruntés, mais maintenant oubliés. J’ai oublié comment on faisait, j’ai oublié comment ton nom s’écrivait. J’ai pensé longtemps que le temps allait avoir raison de moi, plutôt me laisser mourir, doucement, pour ne pas vivre une fois de plus un déchirement. Je me suis même pratiqué à ne plus respirer, je me suis étouffé, douloureusement, j’ai compris qu’en bout de compte ce n’est pas ça que j’avais envie. Maladroitement, mes mains sont revenues toucher ces lettres, amies, tant de fois caressées simplement comme on s’assoit pour voir le temps passé. J’ai laissé l’air entrer dans ma cage thoracique avec douleur, j’ai senti la vie qui reprenait sa place. J’ai regardé où j’étais, qui j’étais, où j’allais, tout s’est replacé comme avant que je l’aie abandonné. J’ai eu envie de mordre dans ce que je me suis privé, de peur de déplaire, de peur d’être mis de coté. J’ai envie d’être moi, de ça et de toi. J’ai envie de vie, de mots, d’air et que tu sois ici. J’ai envie de cette différence qui nous fait grandir, j’ai envie de te dire que tu me fais plaisir.





Représentation factuelle d’un manque de mots

16 11 2012

Si on dit que rien ne se perd, rien ne se crée en quoi mes mots se sont-il transformés? La cadence rompue avec l’inspiration provoque chez moi l’obligation d’écrire le mot sexe dans un texte, histoire de garder l’attention. Il semble que le mot sexe attire l’attention et garde la tension, ceci dit, les recherches sur Google le démontrent, de plus en plus de gens en cherchent. J’ai l’absence de mot parce que je ne l’ai plus écrit, il semble que de pratiquer le verbe le tienne bien en vie, je l’ai oublié par la distance et le manque d’occurrence. Moi et le mot, on est comme un vieux couple, on ne baise plus que pour se rappeler de ce que c’était. Moi j’y ai retrouvé du plaisir, mais semble que lui est passé à autre chose. J’aimerais bien savoir ce qui lui manque, il a tout, vraiment. Il peut créer ce qu’il veut et détruire d’une seule parole. Le monde est à lui et il ne demande qu’à ce que je l’utilise, que je l’exploite, que je le manipule sans aucun soin. Armé de lui jusqu’aux dents, je te ferai rire, je te ferai pleurer, je te ferai jouir, tu m’en redemanderas et je te répondrai de sa propre bouche, non.





Et ça tourne

23 10 2012

Je retourne chez moi, laissant derrière moi des vacances, des rencontres, des paysages pleins la vue, post apocalypse perpétuelle d’images, mon paradis. Je me rencontre que je suis bien, je suis loin. J’ai besoin de ces gens autour qu’en petites doses, par petites bouchées, mais c’est pareil chez moi. Je peux me lever et avoir envie de désert, je ne suis pas mangeur de dessert de toute façon. Plus d’une semaine et je revois en boucle des terrains vides, mais en même temps remplis d’histoire, de vécu, de mort. Je me retrouve chez moi, sans comprendre rien aux gens, aux mots, aux écrits partout. Le café goûte autrement, mais en rafale on s’habitue. Le temps me fait reconnaître les gens, les lieux, comme si j’y avais toujours vécu. Je suis bien, souvent seul, je me laisse vagabond dans des rues qui n’ont pour moi pas de signification, qui en prennent avec le temps, avec le vent de la mer qui me souffle à l’oreille qu’elle m’attendait enfin. Je suis dans ce café, il est précisément 12:34, la chanson qui m’avait donné le goût de l’Islande résonne dans la pièce, derrière le comptoir d’une voix magnifique, la serveuse chante avec perfection par dessus Emiliana Torrini. Je regarde l’horloge à l’extérieur et je pleure, je suis bien, j’y suis enfin. Un frisson parcourt tout mon corps, j’en veux encore, je veux de ce bonheur, de cette vie, c’est ma première journée ici. Les autres journées, j’en veux toujours plus.





L’homme longe les bords

5 10 2012

Je savais pas si c’était les bars ou les bords, je me suis simplement rendu compte que dans ce restaurant donnant sur la plage, les gens étaient autour, pas au centre. Le centre est fuit sans raison, il est vide, froid et inconfortable. Les gens qui rentrent, après les autres, figent de voir que les bords sont pris, que le centre est disponible, qu’ils seront le centre d’attention comme si autour on y faisait vraiment attention. Quand les bords sont remplis, le centre en devient t’il pas bien plus sécuritaire, comme dans les châteaux, les forteresses? On ne s’y réfugie pourtant rarement, je protège mon dos, je suis un d’un bord voyeur et jamais exhibitionniste. Dans un bar voyageur, en simple touriste.